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    Economie

    Modernisation de l’administration: Le Maroc, un modèle panafricain

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5554 Le 11/07/2019 | Partager
    Le Royaume engagé dans la réalisation des ODD 2030
    Il vend son expertise aux pays africains… à Fès
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     «Les transformations enclenchées par le Maroc au niveau de l’amélioration de l’administration publique font du Royaume un modèle à suivre», souligne Mohamed Benabdelkader, ministre délégué en charge de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique (Ph. YSA)

    Echanger les bonnes pratiques, débattre et implémenter les objectifs du développement durable (ODD) tracés par l’agenda 2030. Tel est le but du 15e Forum panafricain sur la modernisation de l’administration publique et des institutions de l’Etat qui s’est ouvert en début de semaine à Fès. 
    Organisée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette rencontre se tient en marge de la 57e session du conseil d’administration du Centre africain de formation et de recherches administratives pour le développement (CAFRAD). Initié sous le thème «le rôle des administrations publiques dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD)», l’événement invite plusieurs ministres à débattre des dynamiques en cours à l’échelle internationale. «Nous avons enclenché d’importantes transformations de la vie des institutions publiques en général et des administrations en particulier… et le Maroc est présenté lors de cette grand-messe comme modèle à suivre», indique Mohamed Benabdelkader, ministre délégué en charge de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique. Devant les ministres et hautes personnalités conviés au Forum de Fès, le responsable ministériel a noté que «la réforme administrative doit être au cœur de toute stratégie de développement». Eviter les dysfonctionnements et atteindre les ODD à l’horizon de 2030 relèvent des priorités, mais restent tributaires de l’engagement des Etats. En ce sens, l’engagement du Maroc est indéfectible, d’autant que le pays se voit comme un modèle à suivre. Car, «SM le Roi a tracé, en 2015, une vision pour les 15 années à venir». Dès lors, le Royaume a opté pour la démocratie, le développement durable et l’économie verte. Dans cette optique, l’administration publique jouera un rôle important dans la mise en œuvre des déclinaisons stratégiques à travers des projets structurants. «Ceux-ci se basent essentiellement sur l’égalité homme-femme, la lutte contre la corruption, la confiance en les institutions et le droit d’accès à l’information», résume Benabdelkader. Et de poursuivre: «L’administration doit amorcer une montée en gamme en améliorant ses fonctionnalités et en assouplissant ses procédures». Unanimes, les membres du CAFRAD partagent les mêmes convictions. Pour eux, le forum de Fès constitue l’occasion pour réfléchir ensemble sur des stratégies de construction d’une administration publique, efficace et responsable, et répondant aux objectifs de développement. 
    Pour Younes Benakki, secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (CESE), «ce forum qui coïncide avec l’adoption, le 4 juillet 2019, au Conseil de gouvernement de deux projets de loi. Le premier, 54-19, portant charte des services publics et le projet de loi 55-19 sur la simplification des procédures administratives, revêt un intérêt très important pour le CESE». «D’abord parce qu’au niveau national, la performance des secteurs publics est un pilier essentiel pour notre modèle de développement. Ensuite, parce qu’au niveau continental, la dynamique du développement durable en Afrique doit s’appuyer sur un secteur public et des institutions régionales capables de soutenir notre intégration économique et en mesure d’améliorer notre compétitivité à l’échelle internationale», argue Benakki. 
    En outre, l’inefficacité de l’action publique apparaît comme une contrainte majeure à la réussite des stratégies de développement et à l’atteinte des 17 objectifs du développement durable. Pour y remédier, les pouvoirs publics ont lancé un vaste chantier de réformes de l’administration publique. Au plan stratégique, le Royaume a mis en place un plan national de la réforme de l’administration qui se base sur quatre vecteurs de transformation: organisationnel, managérial, éthique et numérique. Ainsi, au plan institutionnel et réglementaire, figurent le processus en cours d’allègement des procédures administratives et l’amélioration de la transparence. Au plan législatif, le Maroc a adopté la loi 31-13 relative au droit d’accès à l’information. C’est un aspect fondamental pour, d’une part, inciter l’administration publique à procéder à une large diffusion des informations présentant l’intérêt public, et d’autre part, pour rendre opérationnelle la participation du citoyen dans la gestion des services publics. «Les dispositions de cette loi méritent toutefois d’être révisées en y consacrant le plein droit du citoyen à la pratique de ce droit et en l’expurgeant de certaines dispositions qui peuvent limiter sa portée», conclut le SG du CESE. 


    Construire un monde inclusif

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    En 2015, la communauté internationale des Nations unies (NU) a adopté à l’unanimité l’agenda 2030 du développement durable. Lequel vise à construire un monde commun d’ici à 2030, mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et injustices, faire face aux changements climatiques. Selon l’analyse réalisée en 2016 par la commission économique des NU pour l’Afrique, ces ODD sont cohérents avec l’agenda 2063 adopté ultérieurement par l’Union africaine qui définit un modèle de la création de richesse, l’intégration régionale, et l’instauration d’une société pacifique dans le monde. 
    L’ambition à travers cet engagement est la construction d’une Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable basé sur le potentiel des femmes et des jeunes, la consolidation démocratique, le renforcement de l’intégration régionale, surtout avec le lancement de la zone de libre-échange. Toutefois, malgré ces avancées et à 10 ans de l’échéance fixée pour atteindre les ODD, plusieurs défis restent à relever, en particulier l’amélioration de la qualité de l’enseignement, la réduction des écarts entre garçons et filles, les inégalités des revenus, le déficit en matière d’infrastructures, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau… 
    La question du financement est également une contrainte majeure surtout quand le gap du financement des projets d’infrastructures est en moyenne de 60%, alors que les recettes fiscales sont de l’ordre de 16% du PIB, soit bien en-deçà des normes recommandées. 

     

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