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    Ecoles françaises: Au Maroc ou ailleurs, les diplômes sont identiques

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Les programmes sont réajustés pour répondre aux marchés marocain et Africain
    Les tarifs sont quasiment les mêmes, voire plus bas chez certains
    Un semestre d’échange dans un autre campus, une option
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    En s’installant au Maroc, Les écoles françaises apportent une diversification dans le secteur de l’enseignement supérieur. Ces établissements français de renom délivrent les  mêmes programmes de formations et diplômes que ceux de l’étranger. Les cursus sont toutefois réajustés au marché africain pour permettre aux étudiants d’accéder à une formation adaptée (Ph.TBS)

    Plusieurs établissements français ont ouvert des campus au Maroc. Toulouse Business School (TBS), Paris Dauphine... Ce sont là des écoles prestigieuses qui ont choisi de délocaliser leur formation au Royaume. Elles proposent des cursus similaires à ceux inculqués en France, mais «ont pris en considération les enjeux et les attentes du pays», affirment, à l’unisson, les directeurs d’écoles. 
    En s’installant dans le pays, ces écoles ambitionnent d’attirer un maximum d’étudiants subsahariens. Ces derniers auront la possibilité d’accéder à une formation adaptée, tout en restant dans un environnement qui facilite leur intégration. Ces écoles françaises qui se multiplient au Maroc viennent également répondre aux souhaits des parents qui ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’étranger, directement après le bac. Cela leur revient aussi moins cher puisqu’ils n’ont plus de logement et autres frais annexes à prendre en charge. 
    Toulouse Business School, pour sa part, offre deux programmes de formation de base, à savoir: un bachelor en management délivré sur 3 ans, un bachelor en développement des affaires pour les bac+ 2. «Les formations dispensées à Casablanca suivent la même ligne pédagogique que Toulouse, les cours ont le même syllabus des programmes et sont même parfois dispensés par des professeurs du campus de Toulouse», indique Mohamed Derrabi, directeur général de l’école. «Nous avons réussi à nous adapter au marché marocain et africain en proposant des frais de scolarité moins chers de 30 à 40% que ceux appliqués en France, pour un programme et diplôme identique», souligne Derrabi. L’école délivre, également, un «masters of Science (MSc)» pour les étudiants bac+4 et bac+3 (avec dérogation), et un Executive-MBA pour les professionnels avec une moyenne de 10 ans d’expérience. En janvier 2019, l’école a aussi mis en place le parcours «Business Models in Emerging markets». Il est inculqué dans le cadre d’un semestre international pour les étudiants du campus de Toulouse du Programme grande école, et vise à les préparer à intégrer les composantes de multi-culturalité et les spécificités liées aux économies émergentes. D’autres cursus (Entrepreneuriat & Innovation et Big Data) seront bientôt lancés.
    De son côté, Dauphine Casablanca propose un programme différent de celui des autres écoles françaises. L’établissement n’a exporté que ses masters au Maroc, dont un seul délivré en formation initiale. Il s’agit du master management international. Pour la formation continue, trois sont disponibles, à savoir: le master management de l’immobilier, le master juriste financier, l’Executive master-Ingénierie financière. «L’établissement propose aussi un certificat Takaful et gestion d’actifs islamiques», indique Yasmine Benamour, présidente de Paris Dauphine Casablanca. 
    D’autres établissements à Casablanca et Rabat offrent aussi la possibilité de formations de type anglo-saxon, Global BBA (bachelor in business administration) ou des master et mastère spécialisés en marketing & management digital, droits des affaires, International business, achats et supply chain, Data science & business analytique, finance et d’autres ... 
    Ce qu’il faut retenir, c’est que les programmes et les diplomes délivrés par tous ces établissements sont similaires à ceux délivrés à l’étranger. Toutes ces écoles mettent l’accent sur la mobilité de leurs étudiants. Des semestres à l’étranger ainsi que des stages humanitaires ou en entreprises dans d’autres pays sont obligatoires. «Les étudiants ont la possibilité de démarrer leur cursus dans l’établissement de Casablanca et de le finir dans un autre, à savoir celui de Paris, Saint-Étienne, Shanghai et Bhubaneswar», indiquent les professionnels. Par ailleurs, à travers les différents partenariats académiques que nouent ces établissements, les inscrits peuvent aussi opter pour un second semestre d’échange dans un établissement de leur choix. 

    Frais de scolarité

    Pour ce qui est des frais de scolarité, les écoles étrangères restent plus onéreuses. Toutefois, opter pour ce type de formations délocalisées s’avère être moins coûteux pour les parents qui économisent les frais de logement et autres charges annexes. Ainsi, pour une année à Paris-Dauphine Casablanca, les cursus de masters sont à 80.000 DH, et de 85.000 DH (HT) pour ceux de la formation continue. Pour ce qui est des certifications, ils sont de 30.000 DH. Du côté de Toulouse Business School, la formation de base est à 65.000 DH/ an au Maroc, tandis qu’en France, elle est à 8.300 euros. Pour la formation en masters of sciences qui s’étale sur 15 mois, il faut compter 68.900 DH, et 165.000 DH pour un Executive MBA. 

     

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