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    Employabilité des diplômés: La méthode «Career Center» tient ses promesses

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5547 Le 02/07/2019 | Partager
    Un programme lancé par l’Usaid qui a bénéficié à 200.000 jeunes
    Bilan d’orientation, préparation à l’emploi, immersion en entreprise… boosters de soft skills
    Six centres déjà opérationnels au niveau de trois régions pilotes
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    Le Career Center est un concept qui a fait ses preuves à travers le monde en matière d’employabilité des jeunes. Au Maroc, près de 200.000 jeunes en ont déjà bénéficié

    Les difficultés d’orientation et le déficit en matière de compétences personnelles handicapent sérieusement  l’employabilité des diplômés actuels. Pour pallier cette situation, le système d’enseignement et de formation recommande notamment de créer des Career Center au sein des multiples Cités des métiers et des compétences prévues aux quatre coins du pays. En attendant l’aboutissement de ce projet, une expérience pilote a été lancée en 2017 par l’Usaid, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale. Bilan et explications.
    Ce programme, qui prendra fin en septembre prochain, a coûté la bagatelle de 24 millions de dollars. «Il consiste plus précisément en la création de Career Center au niveau des universités et des centres de formation professionnelle», précise Abderrazak Ben Saga, manager de la cellule centrale des Career Centers au département de l’Enseignement supérieur. Au total, pas moins de trois régions pilotes ont été desservies, parmi lesquelles Tanger, Marrakech ou encore Casablanca. Des centres originaux et spécifiques qui proposent une batterie de services dispensés par une équipe de conseillers formés à cet effet. Parmi ces derniers notamment, des bilans d’orientation ainsi que des outils de diagnostic pour aider les jeunes à découvrir mais aussi exploiter leur potentiel. A cela s’ajoutent des cours de préparation à l’emploi, des formations pour renforcer ses compétences non techniques (soft skills) et des séances d’information sur les secteurs les plus porteurs ainsi que sur les parcours professionnels. Sans oublier la mise en relation avec les employeurs, à travers des conférences, des visites ciblées, des stages ainsi que des immersions en entreprise. Côté bilan, les promoteurs de ce programme se disent globalement satisfaits par ce dernier. En effet, depuis le lancement des premiers centres pilotes et du Career Center virtuel,  le nombre de bénéficiaires de ces services a largement dépassé les objectifs escomptés. Ainsi, fin mai dernier, plus de 205.000 jeunes ont profité de ces services physiques et virtuels. «39.648 d’entre eux ont été directement formés et préparés à l’emploi», précise par ailleurs Ben Saga. Mais les meilleurs chiffres ont été obtenus par le Career Center virtuel. Lancé en mai 2016,  cette plateforme a reçu à ce jour  pas moins de 1.320.000 visites et intègre pas moins de 70.000 inscrits profitant régulièrement de ses services d’orientation et de préparation au monde du travail. Sans oublier les performances des Career Centers sur les réseaux sociaux, lesquels comptent déjà près de 80.000 abonnés sur Facebook et Linkedin. Une activité virtuelle qui a déjà suscité plus de 900.000 interactions, impliquant pas moins de 290 organisations privées partenaires. Une phase pilote lors de laquelle 160 ambassadeurs ont été soigneusement formés afin d’assurer le relais entre étudiants et Career Center.
    Un programme instauré avant tout pour faciliter la transition des jeunes vers le monde du travail et qui mise tout sur l’intégration des compétences non techniques. «Le problème du chômage des jeunes ne provient pas de l’offre d’emploi qui fait défaut mais plutôt du manque de soft skills», souligne ainsi Alexandra Balafrej, directrice du programme Career Center-Usaid.

    Un programme en phase d’être généralisé

    LA réussite du premier programme de Career Center lancé par l’Usaid a ouvert la voie à une généralisation de la méthode au sein de l’ensemble des universités publiques du Royaume d’ici 2022.  Au total, près de 4 universités – parmi lesquelles Rabat ou encore Settat – prévoient son intégration au titre de l’année universitaire 2019-2020.

     

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