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    Economie

    Pollution atmosphérique: Ce que risque le Maroc

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5538 Le 19/06/2019 | Partager
    Un coût élevé, dépassant 1,04% du PIB
    Un plan national pour améliorer la qualité de l’air
    Des incitations pour impliquer les opérateurs industriels
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    Plusieurs intervenants, lors de la rencontre organisée autour du Plan national de la qualité de l’air, ont insisté sur le fait que la pollution de l’environnement constitue une urgence de santé publique et une menace pour le développement. Surtout que les pertes de bien-être liées à la pollution atmosphérique s’élèvent à près de 5.000 milliards de dollars au niveau mondial (Ph. L’Economiste)

    La pollution atmosphérique coûte au Maroc chaque année plus de 1,04% de son PIB. C’est ce qu’a annoncé Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat en charge du Développement durable, lors d’une rencontre autour du Plan national de l’air, organisée lundi dernier à Rabat.

    Ce coût a augmenté depuis 2000 pour atteindre plus de 9,7 milliards de DH. Dans le monde, les pertes de bien-être liées à la pollution atmosphérique sont estimées à 5.000 milliards de dollars par an. Aussi, plus de 7 millions de personnes décèdent à cause de cette situation. 9 sur 10 sont également exposées à des niveaux de pollution non conformes aux standards de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Ce qui fait baisser l’espérance de vie et porte préjudice à l’économie, selon Martine Therer, représentante résidente du Pnud au Maroc. Au niveau national, les études éco-épidémiologiques ont montré une corrélation positive entre la pollution atmosphérique et la santé de la population.

    Un nouveau plan national de l’air, couvrant la période 2018-2030, ambitionne d’inverser la tendance. Il vise notamment le renforcement du contrôle, à travers l’augmentation du nombre des stations de surveillance de la qualité de l’air. Celles-ci devront atteindre 101 en 2030 contre 29 actuellement. 10 millions de DH seront mobilisés pour ce projet, notamment dans des régions prioritaires.

    La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement sera impliquée dans la gestion future de ce réseau de surveillance. Ce projet s’inscrit dans le cadre des «17 actions prioritaires qui ont été validées», a souligné El Ouafi. Parmi les mesures déjà lancées, le département du Développement durable a mis l’accent sur l’élaboration de directives pour la réduction des émissions atmosphériques générées par le secteur industriel.

    D’autres chantiers seront également lancés, dont la signature des contrats de branche avec les associations et fédérations industrielles actives en matière de respect de la qualité de l’air.   Des initiatives au niveau réglementaire, institutionnel, incitatif et opérationnel ont été mises en place, afin de remédier aux impacts négatifs de la pollution de l’air générée en particulier par le secteur industriel et le secteur des transports, a rappelé El Ouafi.

    Par exemple, 18 projets ont été financés par le Fonds de dépollution industrielle, avec un montant global de 59 millions de DH, dont 22 millions sous forme de dons. Cela a concerné notamment l’installation de chaudières à biomasse, de systèmes de lavages des gaz polluants et de fours électriques.

    M.A.M.

     

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