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    International

    Brexit: Boris Johnson menace déjà

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5531 Le 10/06/2019 | Partager
    L'ex-ministre des affaires étrangères est favori à la succession de Theresa May
    Il conditionne le règlement de la facture du Brexit à un bon accord
    Entre 40 et 45 milliards d'euros
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    Pressenti pour succéder à Theresa May au poste de Premier ministre, Boris Johnson a indiqué qu'il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu'à ce que l'UE accepte de meilleures conditions de retrait. Il veut un départ de l'UE en octobre prochain avec ou sans accord (Ph. AFP)

    Après sa démission, Theresa May, la première ministre britannique, a officiellement quitté son poste ce 7 juin, mais assurera l'intérim jusqu'à ce que le parti conservateur désigne son nouveau chef, qui deviendra aussitôt Premier ministre. Favori parmi une dizaine de candidats pour lui succéder, Boris Johnson donne déjà le ton.

    L'ancien maire de Londres et Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères sous May (juillet 2016 à juillet 2018) a prévenu que s'il devenait Premier ministre, il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu'à ce que l'Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait.

    Désavouée à de nombreuses reprises par les députés britanniques sur l'accord conclu avec l'Union européenne, Theresa May a finalement jeté l'éponge. Prévu initialement le 29 mars dernier, le départ du Royaume-Uni a été repoussé à plusieurs reprises. La prochaine échéance est fixée au 31 octobre. 

    L'accord entre Londres et Bruxelles prévoit notamment le règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l'accord. Le texte ne donne pas de chiffres pour la facture, mais une méthode de calcul. Le gouvernement britannique a avancé un montant compris entre 40 et 45 milliards d'euros, des chiffres non confirmés du côté de l'UE.

    Dans un entretien au Sunday Times, Boris Johnson a estimé que «nos amis et partenaires doivent comprendre que l'argent sera conservé jusqu'à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre». «Dans un bon accord, l'argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant», a t-il poursuivi.

    A 54 ans, Boris Johnson a été l'un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. La justice britannique vient d'ailleurs de rejeter les poursuites engagées contre lui pour mensonge pendant la campagne du référendum de 2016. Boris Johnson était accusé d'avoir sciemment menti, alors qu'il était maire de Londres, en disant que le Royaume-Uni versait 400 millions d'euros par semaine à Bruxelles.

    L'ex-ministre des affaires étrangères veut que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne en octobre prochain avec ou sans accord. A Bruxelles, l'on se refuse à toute renégociation de l'accord actuel. Ce qui promet de belles empoignades.

    F.Fa

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