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    Economie

    Immobilier: Des ruptures pour relancer le marché

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5530 Le 04/06/2019 | Partager
    Le cycle baissier se poursuit pour la 4e année consécutive
    Logement social: Des conventions jusqu'en 2023!

    Le cycle baissier du marché de l'immobilier se poursuit pour la 4e année consécutive. Finalement, promoteurs et tutelle admettent que le secteur est vraiment «en crise». En même temps, le déficit en logement dépasse les 400.000 unités. Selon la FNPI, «ce n'est ni une crise du foncier, ni de la production mais plutôt de la demande».

    Les origines de cette crise de la demande s'expliquent par deux facteurs: une inadéquation entre l'offre et la demande couplée à une pression sur le pouvoir d'achat des ménages, explique Rachid Khayatey, PDG du groupe KLK et vice-président de la FNPI.

    En fait, la crise de la demande repose sur trois facteurs: «l'attentisme et la quête d'opportunités, le pouvoir d'achat qui s'essouffle et entraîne de l'insolvabilité ou encore la perte de confiance entre acquéreurs et promoteurs», estime Khayatey. Face à cette situation, la solution viendrait d'une nouvelle génération «d'incitations orientées acquéreurs», mais aussi d'une offre adaptée aux besoins du marché qui est plus accessible.

    Des opérateurs vont plus loin et préconisent que les promoteurs, eux-mêmes, adoptent un nouveau modèle économique en rupture avec la configuration actuelle qui a montré ses limites (cas du logement social par exemple). Les segments des villas-pavillon, des studios ou encore appartement duplex recèlent un gisement d'opportunités.

    Autrement dit, innover et apporter de nouveaux standards à caractère à la fois technique, financier et urbanistique afin de susciter une nouvelle demande et redynamiser l'activité. Ce qui passe aussi par une montée en gamme dans le choix des matériaux, les superficies, la répartition des surfaces, l'agencement, la gestion intelligente de l'espace commun des lots, les commodités, espaces verts... «Il va falloir changer de logiciel et de méthodologie et surtout innover», confirme Mohamed Alami Lazrak, PDG de Alliances lors de l'analyse des résultats de son groupe.

    A titre d'exemple, Alami Lazrak préconise d'améliorer l'offre du logement social en termes de prestations, la finition et la qualité des matériaux. La tendance est aux regroupements avec des résidences fermées. Selon ce dirigeant, «l'étude du lotissement est très importante. L'enjeu réside désormais dans l'analyse des opportunités et surtout une offre avec des produits variés, de manière à intégrer sur un même site des lots économiques, des immeubles pour petits promoteurs, des commerces, des villas... estime Alami Lazrak. Mais attention aux projets compliqués et à risque! poursuit-il.

    Pour rappel, le dispositif du logement social touche à sa fin. Lancé en 2010, il devra prendre fin en 2020. De sources concordantes, le dispositif ne sera pas reconduit par la tutelle. Mais même s'il ne sera pas reconduit, les promoteurs comptent continuer à signer des conventions jusqu'en 2023.

    Pavillon, duplex, studio...

    De l'avis d'experts, la notion de l'immobilier résidentiel mérite d'être repensée pour mieux coller aux attentes des acquéreurs. «On ne construit pas en 2020 comme on l'avait fait le siècle dernier», soutient un architecte. Justement, la relance viendrait justement de l'innovation dans l'acte de concevoir et bâtir un logement fonctionnel et pratique. Parmi les solutions préconisées, une offre de villas économiques (concept pavillon) dans les banlieues, des duplex économiques, mieux encore des studios économiques pour jeunes avec un meilleur rapport qualité/prix. La bouffée d'oxygène viendrait également des autorisations de construire en rase campagne. La verticalité apporterait également des solutions dans les centre-villes.

    A. R.

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