×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La CGEM revigore le Conseil national de l’entreprise

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5524 Le 27/05/2019 | Partager
    Vote à la quasi-unanimité des membres
    Mezouar veut donner plus de vigueur à la nouvelle équipe du CNE
    mezouar-cgem-024.jpg

    «Je veux un CNE productif, une sorte de parlement interne de la CGEM qui produit des idées, des propositions, des initiatives et enclenche un débat», précise d’emblée Salaheddine Mezouar envers les membres (Ph. CGEM)

    C’est le premier CNE de la mandature du patron des patrons, Salaheddine Mezouar. Cela fait exactement un an (22 mai 2018) que le binôme Mezouar-Mekouar a été élu à la tête de la Confédération patronale. Le président de la CGEM a présidé le CNE, jeudi 23 mai, en présidence de Driss Guerraoui, président du Conseil de la concurrence.

    Le Conseil national de l’entreprise se veut un organe consultatif où s’énoncent les recommandations de la CGEM, particulièrement celles relatives à la politique générale telle que statuée par le conseil d’administration. «Je veux un CNE productif, une sorte de parlement interne de la CGEM qui produit des idées, des propositions, des initiatives et enclenche un débat», précise d’emblée Mezouar.

    L’orientation du CNE est de s’inscrire désormais dans une logique de force de propositions, une instance de production d’idées et d’évaluation de la politique générale du patronat. Cette année, le CNE s’est tenu à la Somaca, un patrimoine et un fleuron industriel empreints d’une forte charge symbolique auprès du milieu des affaires et des opérateurs économiques. Les travaux du Conseil national de l’entreprise ont permis de compléter sa gouvernance en nommant les membres désignés de cet organe consultatif, institué par les statuts. Par souci de parité, chaque région a désigné une femme membre sauf Meknès.

    Des têtes d’affiche font partie de l’équipe pour insuffler une nouvelle dynamique au Conseil national. Parmi les plus emblématiques, figurent Driss Benhima (ancien président de RAM qui se présente au nom de l’entreprise Nateej), Said El Hadi (Sonasid), Mohamed Chaïbi (Ciments du Maroc), Saïd Ibrahimi (CFC) ou encore Nezha Lahrichi, Said Mouline (AMEE)... L’enjeu étant de renforcer cette instance, apporter de la flexibilité et de l’agilité ou encore faire jouer des synergies.

    Les membres du CNE peuvent aussi faire partie des commissions, des fédérations, des antennes régionales. Le CNE a aussi été l’occasion, pour le patron des patrons, de dresser un tableau de la conjoncture économique nationale et mondiale.

    Mezouar est revenu sur les indicateurs peu rassurants de l’économie nationale au premier trimestre. «Une croissance qui perd de l’énergie (2,3%) avec un point de perdu par rapport à l’année dernière». La couverture de change est autour de 5 mois, ou encore les flux des IDE qui ont reculé de 47,2% à fin mars avec des recettes établies à 7 milliards au lieu de 9 milliards de DH l’an dernier... «C’est inquiétant, le pipe des investissements privés est en train de se réduire», regrette Mezouar.

    Il rappelle aussi que la consommation a baissé avec des pressions sur la classe moyenne... Plus encore, les difficultés d’accès au financement bancaire sont encore là, malgré le dispositif de garantie mis en place avec la CCG.

    L’entreprise en général et la PME en particulier ont encore des difficultés à obtenir des crédits. Et si les crédits augmentent, cela concerne les grands chantiers publics, pas la PME. Il y a aussi la sempiternelle question du rallongement des délais de paiement, surtout pour les entreprises qui travaillent avec les collectivités locales et les SDL.

    Mezouar a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer le traitement des problématiques de fond qui fragilisent l’entreprise (retards de paiement, informel, contrebande, ralentissement de l’investissement, accès au financement...).

    Sur le plan international, un contexte global de récession. En Europe, aux Etats-Unis et même au Maroc... 2019 s’annonce pire que 2018, précise le président de la CGEM. De surcroît, il y a un risque de flambée des prix des matières premières et surtout des hydrocarbures sur fond de fortes tensions au Moyen-Orient.

    Les relents de guerre et les bruits de bottes (Iran/Etats-Unis) ou encore la guerre commerciale Chine/USA n’augurent rien de bon. Sur les échanges commerciaux, la tendance est au protectionnisme. En résumé: «2019 est une année perturbée. Si cela continue, et si la relance de l’économie mondiale ne s’opère pas entre-temps, il y a risque d’une potentielle crise financière», s’inquiète Salaheddine Mezouar.

    La grande question: Comment anticiper les évolutions dans un environnement économique aussi complexe et imprévisible?

                                                                          

    Concurrence

    «La notion de concurrence a été malmenée en 2018. Une année qui a été marquée par beaucoup d’émotions, de spéculations ou encore de discours populistes», soutient Mezouar (allusion faite au mouvement de boycott). «Nous avions besoin de l’intervention du Conseil de la concurrence pour ne pas laisser l’entreprise exposée à la vindicte populaire», poursuit le patron des patrons.

    Six mois après la réactivation, par le Souverain, de l’autorité de la concurrence, Driss Guerraoui dresse un bilan d’étape. Il a commencé par expliquer la mission, les ambitions et les enjeux du conseil afin de renforcer l’arsenal de gouvernance et essaimer les bonnes pratiques de la démocratie économique pour produire plus et mieux. Pour le bilan d’étape, Guerraoui parle d’un stock de 105 saisines, dont 80% des dossiers ont été soldés. Onze dossiers sont en cours d’examen. Sur un total de 51 saisines, 30% (16 dossiers) relèvent des marchés publics.

    S’ensuivent la gestion déléguée, l’énergie, l’agro-industrie, les services, BTP, transport, assurances, pêche, ou encore les télécoms, commerce électronique et cosmétique. Par ailleurs, le conseil planche sur 4 demandes d’avis. Elles portent sur la presse et l’édition, les prix de vente des médicaments, les prix des dispositifs médicaux ou encore les honoraires des notaires. Par région, Casa-Settat arrive en premier sur la répartition des saisines (27), suivie de Rabat-Salé Kénitra (17), l’Oriental (5), Marrakech-Safi-Souss ou encore Fès-Meknès.

    A. R.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc