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    Economie

    Hautes fonctions: El Othmani malmené par les Conseillers

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5522 Le 23/05/2019 | Partager
    L’opposition a critiqué l’instrumentalisation du mécanisme de nomination
    Le chef du gouvernement annonce une réforme du système
    La refonte du Statut de base de la fonction publique soumis bientôt à l’adoption
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    Face aux Conseillers, Saâdeddine El Othmani a mis l’accent sur «l’inefficacité des mesures correctives ponctuelles», estimant que «l’administration publique nécessite une réforme globale, afin de remédier aux dysfonctionnements structurels identifiés» (Ph Bziouat)

    Les nominations dans les hautes fonctions continuent de faire des vagues. Saâdeddine El Othmani a été interpellé sur ce dossier lors de la séance mensuelle des questions des politiques publiques, tenue mardi dernier à la Chambre des conseillers. Les groupes parlementaires ont critiqué l’actuel système de désignation, favorisant, selon eux, certaines pratiques malsaines.

    Des conseillers de l’opposition ont critiqué l’instrumentalisation de ce mécanisme par le parti du chef du gouvernement pour «placer» certaines personnes. Des Conseillers n’ont pas hésité à pointer le risque de «transformer des administrations publiques en annexes de certains partis». Une accusation rejetée par El Othmani qui a assuré «n’avoir aucun lien de parenté avec les personnes nommées dans de hautes fonctions».

    Il a, toutefois, reconnu la nécessité de revoir le modèle introduit suite à la réforme constitutionnelle. «Après une expérience de 7 ans, ce système doit être mis à niveau», a-t-il souligné. Le chef du gouvernement a annoncé que son équipe planche actuellement sur l’élaboration d’un projet de décret relatif aux nominations dans les hautes fonctions. L’objectif est de «consacrer les principes de méritocratie et de compétence dans le choix des profils».

    Le nouveau système sera également géré selon une logique contractuelle, axée sur des objectifs, avec une évaluation régulière permettant la reddition des comptes. Pour l’instant, aucune date n’a été annoncée pour son déploiement. Le chef du gouvernement s’est contenté de dire qu’il sera bientôt soumis à la procédure d’adoption.

    Au-delà des hautes fonctions, c’est tout le système de la fonction publique qui est appelé à se réinventer pour être en phase avec les nouveaux besoins de développement, selon plusieurs Conseillers. Le chef du gouvernement a reconnu que le système actuel «souffre de certains dysfonctionnements structurels et de gouvernance, nécessitant une réforme globale de l’administration publique». Surtout que «les interventions ponctuelles ont montré leur inefficacité», a-t-il dit.

    La plateforme de cette refonte a été présentée lors d’une réunion du Conseil du gouvernement tenue le 14 mars dernier. Ce système est articulé autour d’une série de mesures. Il s’agit notamment de la consécration de la logique de compétence, à travers l’introduction d’outils de gestion des ressources humaines, basés sur la planification stratégique. Ce mode opératoire devra consacrer la dimension territoriale dans le fonctionnement de l’administration.

    Les services centraux seront chargés des aspects stratégiques, alors que les services publics seront territorialisés dans le cadre du processus de déconcentration. Ces mesures seront implémentées à travers une réforme globale du Statut de base de la fonction publique, qui sera bientôt soumise au circuit d’adoption.

    Pour ce qui est de la mise en œuvre de la charte de déconcentration, El Othmani a souligné le lancement des premiers chantiers, notamment avec l’adoption du décret définissant le modèle du schéma directeur référentiel. Chaque ministère devra élaborer son propre schéma directeur, en vue de définir les attributions qui seront transférées aux démembrements régionaux. La mise en œuvre de ce chantier devra s’étaler sur les 3 prochaines années.

    Service public

    Le projet de charte des services publics est en cours de finalisation. C’est ce qu’a annoncé Saâdeddine El Othmani. Il a assuré qu’il sera bientôt soumis à la procédure d’adoption. Ce texte «définit les principes encadrant les relations entre le service et les usagers». Intégrité, probité et reddition des comptes seront les maître-mots, selon le chef du gouvernement. Cette charte devra compléter le dispositif en place, notamment le système de traitement des doléances des citoyens. Au 20 mai dernier, le gouvernement a reçu 121.000 plaintes, via le site web www.chikaya.ma. Sur ce total, 76% ont été traitées. Le chef du gouvernement a également mis l’accent sur d’autres mécanismes activés, comme l’élaboration d’un référentiel des services administratifs et le niveau de leur digitalisation. 87 administrations ont bénéficié de formations portant sur ce référentiel, afin de procéder à la numérisation de certaines activités, a-t-il fait savoir. 

    M.A.M.

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