×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Guerre commerciale: Trump semble prêt à aller jusqu’au bout…

    Par L'Economiste | Edition N°:5517 Le 16/05/2019 | Partager
    La Chine contre-attaque, les agriculteurs s’inquiètent
    Lueur d’espoir au Sommet du G20 au Japon fin juin
    guerre_commerciale_017.jpg

    Donald Trump a minimisé le conflit commercial avec la Chine. Tout en le qualifiant de «petite querelle», le président américain a estimé toujours possible un accord commercial pour y mettre fin. Il a toutefois distillé une note d’espoir en évoquant une rencontre potentiellement fructueuse avec son homologue chinois lors du Sommet du G20 au Japon fin juin.

    Pékin a annoncé des représailles aux droits de douane supplémentaires imposés par Donald Trump. En dépit de quatre décennies de développement qui ont transformé le géant asiatique en puissance économique, le Parti communiste au pouvoir accuse régulièrement les Etats-Unis de vouloir freiner l’émergence du pays.

    Grands vendeurs de porcs et de soja aux Chinois, les éleveurs et agriculteurs américains sont en première ligne dans la guerre commerciale du président américain. L’agriculture américaine exporte beaucoup. Et le monde rural est depuis l’an passé une cible privilégiée non seulement de Pékin, mais aussi de l’Union européenne, du Canada et du Mexique.

    Selon le ministère de l’Agriculture, les revenus du secteur sont passés d’un record de 123,4 milliards de dollars en 2013 à 92 milliards en 2014. L’an passé, ils n’étaient plus que de 63,1 milliards. Et au moment où les agriculteurs du centre du pays s’efforcent d’émerger des inondations qui ont gravement affecté leurs récoltes et empêché certaines plantations comme le maïs, les tarifs douaniers supplémentaires ne vont probablement pas améliorer leurs revenus cette année.

    Certes, d’autres marchés sont susceptibles de prendre le relais, comme l’Union européenne qui a approuvé fin janvier l’importation du soja américain pour fabriquer du biocarburant. Reste que les deux tiers du soja échangé dans le monde sont destinés à la Chine.

    Face aux inquiétudes du secteur agricole et aux critiques des représentants des Etats agricoles, l’administration Trump avait annoncé le 25 juillet dernier un plan d’aide d’urgence de 12 milliards de dollars pour compenser les pertes de revenus des agriculteurs, en particulier les producteurs de soja, de porc, de fruits, de riz et de lait.

    Pékin importe presque quatre fois moins de biens qu’elle n’en exporte vers les Etats-Unis. Ce qui limite sa marge de manœuvre face aux nouvelles sanctions commerciales. Si, à partir du 1er juin, Pékin relève ses tarifs douaniers à 10%, 20%, voire jusqu’à 25% sur un ensemble de marchandises américaines déjà taxées (gaz naturel liquéfié, produits chimiques, fruits et légumes, fruits de mer), il arrivera désormais à court de munitions.

    Aujourd’hui, la quasi-totalité des marchandises américaines sont surtaxées en Chine, soit 110 milliards de dollars sur un total annuel de 120 milliards. La nouvelle salve de mesures porte sur 5.140 produits représentant 60 milliards de dollars d’importations annuelles.

    Les automobiles et pièces détachées auto en provenance des Etats-Unis sont menacées par une hausse de 25% des droits. Annoncée par Pékin en décembre, cette mesure a été suspendue en début d’année, mais peut être facilement réactivée. La Chine pourrait entraver le fonctionnement des entreprises américaines chez elle: «Exigences réglementaires, durcissement des contrôles sanitaires et fiscaux ou encore blocages en douane».

    F. Z. T. avec agences

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc