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    Politique

    Le MP en ébullition après le départ de Lyoussi

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5508 Le 03/05/2019 | Partager
    Les militants réclament des explications à la direction du parti
    Faute de quoi, ils menacent de démissionner collectivement
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    Les harakis qualifient Moha Lyoussi comme l’un des sages du mouvement. Plus d’un mois après sa démission du bureau politique du Mouvement populaire, aucune explication n’est fournie. Pourtant, ce départ aura certainement des répercussions néfastes sur la vie du parti (Ph. YSA)

    Plusieurs membres du conseil national du Mouvement populaire (MP) de la région Fès-Meknès viennent de saisir la direction du parti. Dans une lettre adressée au président du conseil national, Saïd Amskane (dont L’Economiste détient copie), ils dénoncent la démission inexpliquée de Moha Lyoussi.

    Pour Lahsen Rafi, l’un des signataires de cette lettre, «les dirigeants du parti n’ont fourni aucune explication suite à la démission de Moha Lyoussi. Pire encore, cette démission n’a même pas été soulevée lors de la dernière session du conseil national». D’où la colère des militants harakis qui refusent «le départ du fils du fondateur du parti qui est d’une grande symbolique, mais aussi et surtout d’un grand appui pour notre formation politique».

    «A Sefrou, nos militants sont en ébullition. Certains menacent de quitter collectivement le navire du parti en guise de protestation», rapporte Rafi, président de commune et président de la Commission de l’aménagement du territoire de la région Fès-Meknès. Pour rappel, Moha Lyoussi avait claqué la porte du bureau politique haraki en mars dernier. «Ma décision est irrévocable», a-t-il confié à L’Economiste.

    Dès lors, plusieurs militants MP avaient qualifié cette démission de «grande perte pour le parti. Surtout que l’homme incarne la sagesse au sein de la formation gouvernée par Mohand Laenser». Contacté par L’Economiste, ce dernier a noté que «Lyoussi avait exprimé son souhait de quitter le bureau politique du fait qu’il ne pouvait plus, vu son âge, assister aux réunions du bureau».

    Celles-ci sont tenues une fois toutes les quinzaines. A la question «existe-t-il un litige au sein du parti qui a poussé Moha Lyoussi à renoncer  à son statut de membre du bureau politique?», Laenser a répondu catégoriquement «non», affirmant que Lyoussi restera toujours un haraki.

    Mais, plusieurs semaines après cette démission, la direction du parti est restée «silencieuse». Au point d’intriguer les militants «très attachés» au fils du fondateur de la maison harakie et ancien premier ministre de l’Intérieur du Maroc indépendant.

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, Moha Lyoussi n’est pas un cadre du parti comme il peut y en avoir. Natif de Sefrou, en 1932, M Lyoussi a tout naturellement été de tous les combats menés par le parti durant les soixante ans d’existence de cette formation. Il a  été l’un des animateurs de la mouvance populaire et député durant deux  législatives, 1984-92 et 1993-97. 

    Souvent qualifié comme l’unificateur et le sage, Moha Lyoussi dirige le Centre Lahcen Lyoussi pour les études et recherches politiques qui initie plusieurs réflexions sur des sujets d’actualité (immigrations, Méditerranée, transhumance des députés…) et sans aucun clash. Ce centre est ouvert à tous les courants de pensée depuis novembre 1998. Sa démission du bureau politique du Mouvement populaire aura certainement des répercussions néfastes sur la vie du parti.
    Y.S.A.

     

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