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    Régions

    Propreté: Nouveau répit pour les délégataires à Casablanca

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5508 Le 03/05/2019 | Partager
    Le délai d’introduction du nouveau matériel prolongé à 6 mois
    Au lieu de 4, comme le stipule les contrats de gestion déléguée
    Quatre clauses sont revues et entérinées par les élus

    Il faudra encore supporter l’état catastrophique du service de propreté à Casablanca d’ici la rentrée prochaine. Les nouveaux délégataires, Derichebourg et Averda (qui ont pris officiellement leurs fonctions en février dernier), se voient accorder un nouveau répit pour l’introduction des nouveaux engins de collecte.

    La révision des termes des contrats de gestion déléguée de la propreté était l’un des points d’orgue de la session du Conseil de la ville de Casablanca, qui s’est tenue le 2 mai. Derichebourg et Averda auront ainsi un délai de 2 mois supplémentaires (soit 6 mois en tout) pour mettre le nouveau matériel en circulation.

    «Au moment des négociations, avant l’attribution du marché, nous sommes parvenus à un accord qui nous a permis d’économiser 97 millions de DH sur le budget initial consacré à la propreté», explique Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca.

    En contrepartie, les décideurs de la commune ont pris un certain nombre d’engagements vis-à-vis des délégataires. A commencer par la prolongation de la période transitoire (avant la mise en service des nouveaux engins) de 4 à 6 mois. Les délégataires ont également obtenu la permission de créer des points de transfert (ou de regroupement des déchets avant leur transport à la décharge de Médiouna).

    La ville s’est aussi engagée à plafonner à 10% le montant mensuel des amendes et sanctions (appliquées en cas de non-respect du cahier des charges par les délégataires). Le montant exorbitant des amendes était, rappelons-le, à l’origine du départ précipité de l’ancien délégataire (Sita) avant la fin de son contrat.

    Pour éviter le même scénario, la commune urbaine de Casablanca va plafonner ces amendes. Mais ce plafonnement risque de se traduire par un laisser-aller qui se répercutera sur la qualité du service. D’autant plus que les délégataires sont rémunérés au forfait et non au tonnage (890 millions de DH/an partagés par Derichebourg et Averda).

    Le contrôle et le suivi des prestations sur le terrain sont donc primordiaux pour assurer une bonne qualité de service. En attendant, les bennes actuelles (en mauvais état) continueront à circuler et les anciens bacs à ordures débordent à tous les coins de rues.

    Autre point concédé par la ville: l’amendement de l’article qui stipule l’obligation de mobiliser 20% du montant de l’investissement du capital du délégataire dès le départ. «Ce seuil a été revu à la baisse pour être amené à 8%», annonce El Omari.
    L’amendement de ces clauses du contrat de gestion déléguée a été donc voté à l’unanimité par les élus de la ville.

    Ces derniers ont également entériné une série de points dont celui relatif au déménagement du marché de volailles à Ouled Azzouz. Le sort du fameux souk Ould Mina (Hay Hassani), détruit récemment suite à un incendie, figurait aussi à l’ordre du jour. «Avant de démarrer les travaux de reconstruction, nous avons décidé d’acquérir le foncier qui abrite ce marché, relevant du Domaine de l’Etat», précise le maire.

    La SDL Casa-Patrimoine a également obtenu un financement supplémentaire (7 millions de DH) pour son opération de recensement des biens communaux.

    Pont à haubans: Les travaux s’éternisent… 

    Les élus de la ville de Casablanca viennent de voter le déblocage de fonds supplémentaires pour l’achèvement des travaux du pont à haubans de Sidi Maârouf. Cet ouvrage, finalisé depuis plusieurs semaines, n’est toujours pas ouvert à la circulation au grand dam des automobilistes. Les dernières retouches concernent notamment les espaces verts et l’éclairage scénique de l’ouvrage situé à l’entrée sud de la ville. A signaler que la commune prend en charge 40% du coût global de l’ouvrage d’art, le reste est partagé entre la DGCL (30%) et le ministère de l’Equipement (30%).

    Aziza EL AFFAS

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