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    Un coup d’Etat à l’Afem

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5506 Le 30/04/2019 | Partager
    Face au mur, les membres organisent un conseil d’administration aujourd’hui
    L’ordre du jour: statuer sur la capacité de l’actuelle présidente à gérer l’association
    Les responsables régionales veulent dépoussiérer les statuts datant de 2000
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    Aicha Amrani Laasri, actuelle présidente de l’Afem (Ph. AA)

    Voilà près d’une année que les élections de la nouvelle présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises (Afem) ont eu lieu. Des élections pour le moins houleuses, considérées comme étant les plus serrées de toute l’histoire de cette organisation.

    L’expert-comptable, Laila El Andaloussi qui a candidaté pour le poste de présidente, dénonçait, alors, une concurrence déloyale. Ce qui a été réfuté par l’équipe adverse d’Aicha Amrani Laasri, dirigeante d’une société de courtage en assurances. Au final, le 5 juin dernier, c’est Amrani qui remporte le suffrage, avec 133 voix contre 75 pour sa concurrente. 

    Onze mois plus tard, l’Afem, réputée pour son dynamisme, a disparu des radars. Aicha Amrani Laasri, qui est également membre fondatrice de l’Afem, avait décliné des objectifs ambitieux. Cependant, jusqu’à ce jour, rien n’a été fait. «Nous avons le sentiment que l’actuelle présidente est incapable de fédérer des personnes autour d’elle, de constituer des équipes et de mener à bien son mandat», confie une membre qui a requis l’anonymat. De surcroît la patronne des patronnes se voit même confrontée à une vague de démissions. 

    «Aujourd’hui, l’Afem passe par des moments délicats. Le Conseil des sages a été saisi en janvier dernier. Toutefois, nous n’avons pas réussi à dépasser ce dysfonctionnement», reconnaît Saloua Karki-Belkeziz, fondatrice de l’Association. «L’actuelle présidente a mené plusieurs tentatives de création de bureaux qui n’aboutissent pas», souligne-t-elle. Pour leur part, les présidentes régionales ont elles aussi tenté d’y remédier.

    «Nous avons essayé de discuter de ces complications à plusieurs reprises, avant de tirer la sonnette d’alarme», indique Rajaa Meftah, présidente de la région de l’Oriental qui se veut porte-parole de ses homologues. Contactée par L’Economiste, Aicha Amrani Laasri n’a pas souhaité réagir.

    Face à ce blocage sans précédent, un conseil d’administration est prévu aujourd’hui. Il aura pour ordre du jour de statuer sur la capacité de la présidente à gérer et fédérer les membres de l’association. «Ce conseil est une occasion pour la refondation de l’Afem.

    Depuis sa création, plusieurs associations ont vu le jour autour. C’est le moment de fédérer tous ces organismes autour d’un projet commun, parler d’une seule voix», indique Belkeziz. «Si lors de ce Conseil la présidente arrive à nous présenter une équipe, son mandat restera d’actualité. Autrement, nous serons dans l’obligation de constituer une commission de transition», poursuit-elle.

    Les membres attendent beaucoup de ce Conseil. «Nous souhaitons que des décisions courageuses et réfléchies soient prises. Nous n’avons jamais été contre la présidente. Nous voulons simplement que l’Afem retrouve son leadership, ainsi que le respect et la confiance de ses partenaires», insiste Rajaa Meftah.

    Les responsables régionales aspirent à innover en matière de gouvernance. «Nous devons revoir les statuts de l’Afem qui n’ont pas été modifiés depuis sa création en 2000», souligne Meftah. En somme, elles requièrent plus d’autonomie au niveau régional.

    Tilila EL GHOUARI

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