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    Analyse

    La CDG entame un virage stratégique

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5494 Le 12/04/2019 | Partager
    Désengagement des activités à faible valeur ajoutée
    Repositionnement pour être en phase avec les enjeux socio-économiques
    L’expertise en ingénierie déployée au niveau territorial

    La CDG souffle ses 60 bougies cette année, à un moment où son plan stratégique 2022 est en cours d’exécution. Ce programme ambitieux a initié deux dynamiques, conçues pour être déployées de manière synchronisée. La première porte sur la restructuration et le recentrage du portefeuille métiers, sur la base de l’additionnalité et du caractère structurant de l’intervention de la CDG.

    «Cela revient à sortir des activités dans lesquelles elle n’apporte plus de valeur ajoutée de manière structurante, et celles dont le niveau de risque est trop élevé et qui remettraient en cause ses fondamentaux financiers et la pérennité de son action», affirme son DG Abdellatif Zaghnoun, aux commandes depuis un peu plus de 4 ans.

    La deuxième dynamique se concentre sur «le développement et le repositionnement de nos interventions, que nous faisons évoluer de manière à être en phase, de manière permanente, avec les enjeux socio-économiques du pays».

    Comme la Région est appelée à jouer un rôle capital dans l’élaboration et la mise en oeuvre de politique de développement susceptible de délivrer une réelle transformation économique des territoires, il est donc primordial qu’elle soit dotée de capacités nécessaires pour pouvoir concevoir, structurer, piloter et exécuter les programmes de développement dans les conditions optimales.

    Les montants en jeu et la diversité de ces programmes sont à un niveau tel qu’il est certain que les régions devront recourir à l’investissement privé pour les exécuter. Dans ce contexte, la priorité pour les régions sera donc de produire des projets de qualité, bien exécutés et structurés afin de mobiliser les financements nécessaires dans les meilleures conditions, indique-t-il.

    Pour Abdellatif Zaghnoun, cette stratégie, qui se doit d’être accompagnée afin qu’elle puisse produire ses effets induits sur l’économie, notamment le développement d’opportunités industrielles, a été traduite de manière concrète avec les 3 positionnements suivants du Groupe CDG.

    D’abord, en tant que co-financeur. Ce nouveau mode d’intervention est développé par la CDG pour répondre à deux interventions majeures dont l’une a trait au renforcement des capacités de financement destinées aux collectivités territoriales. La  CDG déploie ce «positionnement soit en mode intermédié à travers des institutions financières ou partenaires impliqués dans le secteur, soit aux côtés de ces mêmes institutions en mode co-financement. Nos premières opérations sont en cours d’exécution», dit-il.

    L’autre intervention a trait à «l’appui au financement des PME à travers le développement de produits de garantie et le co-financement des PME dans une logique progressive en  élargissant et diversifiant le périmètre d’intervention de cette activité portée actuellement par notre filiale Finéa». Abdellatif Zaghnoun précise que sur ces deux interventions, la CDG ne vise pas à se substituer au système bancaire mais vient en appui en termes de financement.

    L’autre positionnement porte sur la CDG en tant qu’«expert». Sur le développement territorial, la CDG ne veut plus intervenir en tant qu’opérateur. «Nous souhaitons également déployer ce positionnement à travers essentiellement le prisme de l’appui à la régionalisation avancée. Il s’agit donc pour le Groupe CDG de fournir aux collectivités territoriales et notamment les régions toute l’expertise accumulée dans les différents domaines et métiers liés au développement territorial. Et cela à travers une offre globale et intégrée en matière d’ingénierie financière, de montage, de réalisation et de commercialisation des projets», dit-il.

    Cela n’exclut pas l’accompagnement des collectivités territoriales dans le renforcement de leurs propres capacités. Ce positionnement est déployé avec les régions. La première collaboration a été contractualisée avec celle de Marrakech-Safi. La CDG est actuellement en discussion avec d’autres régions pour mettre en place des partenariats similaires. «Ce mode d’intervention répond également à l’impératif d’une gestion optimale de risques bilanciels de la CDG, puisque nous le considérons économe en fonds propres», ajoute le patron de cette institution.

    Le dernier positionnement place la CDG en tant qu’investisseur pour des secteurs stratégiques où des dynamiques très positives sont observées. «Cette approche de la CDG peut apporter de la valeur et amplifier ces tendances. Nous pensons notamment à l’industrie, à l’agro-alimentaire en améliorant le taux de transformation et pour encourager la montée en gamme. Il en va de même pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, les Partenariats public – privé territoriaux et le digital pour les startups, particulièrement sur la dimension de la formation des compétences.

    Trois branches

    Le groupe a réformé son mode de gouvernance et de pilotage. Il dispose aujourd’hui de trois branches: le développement territorial porté par CDG Développement et la branche tourisme portée par Madaëf. En plus, pour développer une intervention spécifique en tant qu’investisseur stratégique et continuer à jouer le rôle d’investisseur institutionnel, la CDG a créé une nouvelle branche «Investissements» portée par CDG Invest. «Ces trois branches travaillent pour fusionner et supprimer les interférences, les redondances et les domaines où il y a une absence de valeur ajoutée. D’ici 2 à 3 ans, il y aura une réduction significative du nombre de filiales et de participations. Aujourd’hui, la CDG compte 104 filiales et 39 participations», indique le patron du groupe.

    M.C.

     

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