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    Economie

    Sociétés cotées: L’endettement se stabilise, mais pas les fragilités

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5491 Le 09/04/2019 | Partager
    Pour les entreprises non financières, l’encours s’élève à 54,5 milliards de DH
    En dix ans, la dette a été multipliée par 3
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    La dette des entreprises non financières a augmenté de 0,8% en 2018. Hors Cosumar, elle s’inscrit en baisse de 4%. La restructuration dans le secteur immobilier a un effet non négligeable sur l’encours. Cependant, le mouvement baissier témoigne aussi du manque d’appétit des dirigeants

    En dehors des profits et des dividendes que vont distribuer les sociétés cotées, le bal des résultats est aussi l’occasion pour les investisseurs d’évaluer la solidité des bilans, les occasions de communication étant rares (la publication trimestrielle des comptes tardant à se généraliser à l’ensemble de la cote).

    La dette cumulée des entreprises non financières de la place casablancaise s’est établie à 54,5 milliards de DH, en légère hausse de 0,8% en 2018, selon CDG Capital Research. C’est l’un des indicateurs les plus surveillés, surtout après les difficultés des groupes immobiliers. La maîtrise de la dette reste un facteur clé pour la réussite d’une entreprise.

    La poursuite de l’assainissement dans l’immobilier a atténué la hausse de l’endettement du marché. A lui seul, Alliances a réduit de 1,8 milliard de DH sa dette pour la ramener à 2,3 milliards de DH. L’encours s’élève à 5,7 milliards de DH pour Addoha en baisse de 500 millions de DH. En revanche, le secteur agroalimentaire, principalement Cosumar, a fortement influencé l’évolution de la dette globale du marché. Retraité de cette entreprise, l’encours affiche une baisse de 4% d’après les calculs de CDG Capital Research.

    En dix ans, la dette des entreprises non financières a été multipliée par 3. Mais la tendance est à la baisse depuis trois ans. L’impact de la restructuration dans le secteur immobilier sur l’encours n’est pas négligeable. Cependant, le mouvement baissier témoigne aussi du manque d’appétit des dirigeants et leur difficulté à se projeter sur un horizon long. La reprise lente des activités (hors agriculture) pénalise les décisions d’investissement des chefs d’entreprises

    . Par ailleurs, les sociétés cotées subissent de plein fouet les affres de la conjoncture. La pression sur les trésoreries, surtout dans le secteur de la construction, est montée d’un cran. La trésorerie des entreprises non financières a diminué de 3% l’année dernière. En outre, le recours à la dette court terme s’est accentué avec une hausse de 11% de l’encours en 2018. L’augmentation des échéances de maturités courtes pourrait fragiliser certaines entreprises.

    Rapporté aux fonds propres, l’endettement des sociétés cotées s’est stabilisé autour de 54% après avoir atteint jusqu’à 65% en 2015. La situation est variée selon les secteurs. L’appréciation du gearing dépend aussi du cycle de vie de l’entreprise et sa capacité à dégager du cash flow.

    F. Fa
     

     

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