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    Médias

    Manifeste sur le rôle de la presse et de l’histoire

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5472 Le 13/03/2019 | Partager
    Un universitaire témoigne sur sa double vie
    Médias: Le puzzle incomplet des pionniers marocains
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    «La presse et l’histoire» du Pr Tayeb Biad a été édité en mars 2019 par la faculté des sciences humaines de Aïn Choc et Dar Bouregreg. Spécialisé en histoire contemporaine, le Pr Biad s’intéresse aussi aux récits de voyage. Il a à son actif «Les voyageurs marocains en Europe entre le 17e et le 20e siècle»

    Un livre d’un secours utile pour les journalistes et les historiens. «La presse et l’histoire» du Pr Tayeb Biad interpelle son lecteur sur le sens de ces deux métiers et leur raison d’être comme enquêteurs. L’auteur cite Paul Ricœur pour qui «la réécriture est un signe de différenciation entre un jugement historique temporel et une décision de justice définitive». Si la vérité judiciaire se veut certaine, la vérité historique demeure évolutive et complexe.

    Cet ouvrage convoque aussi une profonde réflexion sur la portée humaine du journalisme. «Il est du devoir du journaliste, cet historien du quotidien par excellence, de relater les occupations et les peines propres à sa société», note l’auteur en citant feu Mohamed Bahi. Evidemment les écarts de la presse à scandale font qu’elle est hors-jeu par rapport à cette mission.

    Le premier contact du Pr Biad avec le monde des médias remonte à 2009-2010 dans le cadre des «Grands documents» de L’Economiste. Puis, trois ans plus tard, ce spécialiste de l’histoire contemporaine va collaborer avec Zaman où il tient une chronique mensuelle intitulée «Les éclairages de l’histoire».

    Son aventure éditoriale prend fin en 2016 et sera relatée dans ce livre édité en mars 2019. L’un de ses confrères, Jamaâ Baida, a plutôt investi «La presse marocaine d’expression française des origines à 1956». Son doctorat a pris 13 ans de labeur à l’actuel DG d’Archives du Maroc.

    Ce va-et-vient permanent entre les tributs des journalistes et d’historiens a été aussi porté par Mohamed Larbi Massari. «Il a ouvert des chantiers de recherche et de production journalistique sérieuse en puisant dans l’histoire. Une relation qui a atteint presque la filiation avec l’Association marocaine de la recherche historique», écrit le Pr Tayeb Biad. Les liens entre la presse et l’histoire au Maroc sont un puzzle incomplet.

    A l’instar de l’histoire judiciaire, ce volet de la mémoire marocaine reste à écrire. Qui sait par exemple que Mohammed Daoud a été le premier correspondant du journal Al Ahram en Afrique du Nord? Il a couvert la guerre du Rif (1921-1926) pour les Egyptiens. Mohammed Daoud est aussi connu pour être l’historien de Tétouan. Il va falloir arracher à l’oubli l’œuvre et la vie des précurseurs d’avant l’indépendance.

    F.F.

     

     

     

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