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    L’Algérie sous pression

    Par L'Economiste | Edition N°:5465 Le 04/03/2019 | Partager
    La journée du dimanche décisive pour la poursuite du mouvement de contestation[scald=29175:sdl_editor_representation]
    Le quart des jeunes au chômage, une inflation en hausse et des déséquilibres financiers
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    Des manifestations massives réclament  de  Abdelaziz Bouteflika, président algérien, hospitalisé depuis une semaine en Suisse, de renoncer à se présenter aux élections (Ph. AFP)

    L'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avait animé les trois précédentes campagnes, a été remplacé par l'actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalane, peu connu du grand public. C'est la première réaction officielle du pouvoir à la vague de contestation qui touche le pays depuis que Bouteflika a dévoilé son intention de briguer un cinquième mandat.

    Depuis l’annonce de sa candidature, les Algériens, souvent les jeunes, sont descendus dans les rues d'Alger et des principales villes.   Le changement demandé est large et vise tout le système politique actuel. Cette crise politique intervient alors que le pays est déjà fragilisé par une situation économique difficile. 

    La faute à un système  marqué par des décennies de mauvaise gouvernance et qui repose en très grande partie sur la manne des hydrocarbures (95% des exportations et 60% des recettes fiscales). Or la chute du cours du pétrole  a sérieusement affecté les équilibres financiers algériens. Les déficits budgétaires et de la balance commerciale se creusent et les réserves de changes fondent.

    L'inflation  grimpe à 10%, le dinar chute et le pouvoir d'achat baisse. Le quart des jeunes est au chômage! Le camp présidentiel avait réaffirmé qu'il ne reculerait pas devant la rue et que la contestation n'empêcherait pas que le dossier de candidature du chef de l'Etat soit remis dimanche au Conseil constitutionnel. Ce qui serait perçu comme une véritable provocation et pourrait être à l'origine d'un embrasement.  

    La maladie de Bouteflika alimente le ras-le-bol généralisé depuis des années. Au pouvoir depuis 1999, et âgé de 82 ans, Bouteflika  n'apparaît que très rarement en public et se déplace en fauteuil roulant suite à un AVC qui l'a laissé affaibli en 2013. Il ne s'est plus adressé directement au peuple depuis. Hospitalisé en Suisse durant une semaine, officiellement pour «des examens médicaux périodiques», le retour en Algérie du chef de l'Etat n'a d'ailleurs toujours pas été annoncé officiellement.

    A l'heure où nous mettions sous presse, seules quatre candidatures ont été déposées: Abdelaziz Belaïd, 55 ans,  du Front Al-Moustakbel qui avait recueilli 3% des voix à la présidentielle de 2014, un ancien ministre du Tourisme, Abdelkader Bengrina du mouvement El Bina (islamiste), Ali Zeghdoud, président du Rassemblement algérien, et Abdelkrim Hamadi, un indépendant.

    K.M. avec agences

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