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    Le digital pour accélérer le développement de l’Afrique

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
    Les réseaux mobiles ont largement facilité l’accès à internet
    Au Kenya, 50% des transactions commerciales s’opèrent par téléphone
    Le Maroc reste en retard dans le domaine
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    Jean-Michel Huet, expert en digital et stratégie: «Au Maroc, le volume du commerce en ligne, notamment par téléphone, reste faible, alors que le pays dispose de l’un des réseaux télécoms les plus développés en Afrique» (Ph. NEA)

    Le digital constitue une opportunité pour l’Afrique pour accélérer son développement et rattraper son retard par rapport aux autres continents. C’est le principal message de l’ouvrage «Le digital en Afrique», de l’expert Jean-Michel Huet. Un aperçu en a été présenté par l’auteur lors d’un séminaire organisé dernièrement à Rabat, par l’entreprise Axeli.

    Mais pour permettre à l’Afrique de relever ce défi, il faudrait qu’elle arrive à réaliser 5 sauts numériques, touchant tous les pans de son économie. Il s’agit des télécoms, les services financiers mobiles, l’e-commerce, l’e-gouvernement et l’économie des plateformes collaboratives.

    L’auteur ne cache pas son optimisme sur la capacité du continent à relever ce défi, eu égard aux progrès déjà réalisés, notamment dans le développement du réseau de téléphonie mobile.

    «Il y a vingt ans, seulement 2% des Africains avaient accès au téléphone mobile, contre plus de 60% actuellement», rappelle l’auteur. «Aujourd’hui, l’accès à internet dans plusieurs pays africains s’opère essentiellement via smartphone, en 3G ou 4G, et non pas à travers l’ADSL», ajoute-t-il. Cela s’explique par le faible coût des investissements en réseaux mobiles par rapport à ceux du fixe, avec une durée de déploiement plus courte.

    «Aussi, le taux de pénétration du mobile au Maroc est-il passé de 0% en 1995 à 27% dix ans plus tard, puis à 130% en 2016, tandis que la pénétration des lignes fixes stagnait», argumente l’auteur dans son livre.

    Avec internet, le téléphone mobile pourra donc contribuer au développement de certaines activités, particulièrement le commerce et la médecine en ligne, ainsi que les services financiers. Cela en dépit d’un déficit en infrastructures de transport et en équipements médicaux dans plusieurs pays africains.

    Parmi les leaders dans ces domaines, on trouve le Kenya, où une transaction commerciale sur deux est réalisée par mobile. Il y a aussi le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Mali et l’Afrique du Sud. «Au Maroc, le volume du commerce en ligne, notamment par téléphone, reste faible, alors que le pays dispose de l’un des réseaux télécoms les plus développés en Afrique», constate Jean-Michel Huet.

    Le potentiel est énorme. Pour étayer ses propos, Huet rappelle les résultats d’une étude réalisée dans 38 pays émergents dont 17 africains entre 1996 et 2003. Selon cette étude, un gain de 10 points en pénétration de téléphone mobile entraînait une hausse additionnelle de 0,59% du PIB par habitant.

    Noureddine EL AISSI

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