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    Economie

    La nécessaire montée en puissance de la valorisation

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5459 Le 22/02/2019 | Partager
    Une enveloppe de 12 milliards de DH jusqu'en 2021
    38.457 emplois permanents à la clé
    12,52 milliards de DH attendus à l’export
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    Les subventions sont octroyées pour la création de nouvelles unités de valorisation, à l’extension d’unités existantes désirant augmenter leur capacité de production. Elles peuvent atteindre des plafonds entre 4 et 21 millions de DH dans certaines filières. C’est le cas, par exemple, de la construction et l’équipement d’abattoirs industriels pour les viandes rouges (18 millions de DH, soit 30% de l’investissement global) (Ph. L'Economiste)

    Imprimer au secteur agricole une dynamique d'évolution harmonieuse, équilibrée et évolutive. Le département de l’Agriculture s’est fortement investi  dans cette démarche. A charge, bien sûr, de tenir  compte des spécificités du secteur en exploitant les marges de progrès et, surtout, de valoriser autant que possible ses potentialités.

    En d’autres termes, le but est de faire face aux nouveaux enjeux tout en préservant les équilibres socioéconomiques. Et aussi d’accompagner la profonde mutation que connaît le système agroalimentaire mondial.

    Pour ce faire, un mécanisme de subvention a été mis en place. Cet outil, parmi d’autres, a eu un impact considérable sur la croissance, la mise à niveau et l’augmentation du revenu agricole. Et également une amélioration sensible du PIB agricole, des exportations et des investissements privés.

    Le nouveau système de subventions agricoles mis en place propose d’abord l’instauration de nouvelles aides en conformité avec les engagements pris dans le cadre des contrats-programmes signés entre l’État et les interprofessions des principales filières de production, ainsi que le renforcement des aides allouées à certaines rubriques, mais également un encouragement et une forte incitation à l’agrégation.

    Allant encore plus loin, un système d’aide pour le développement de la valorisation des produits du secteur agricole a été instauré. Il s’étend jusqu’en 2021 et consiste en un certain nombre de subventions qui sont accordées par l’Etat dans le cadre des contrats-programmes.

    D’un coût global de plus de 12 milliards de DH, il devrait générer 38.457 emplois permanents additionnels et un chiffre d’affaires annuel additionnel de 41,74 milliards de DH. A l’export, ce sont 12,52 milliards de DH de chiffre d’affaires annuel additionnel qui sont attendus. En outre, la valeur ajoutée annuelle additionnelle va grimper à 13,1 milliards de DH.

    Il s’agit de renforcer l’intégration entre l’amont productif et l’aval de transformation. Autrement dit, développer de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée, issus de la transformation de l’amont agricole. Pour y arriver, il est nécessaire de moderniser les outils de production par une stimulation de l’investissement privé et son orientation vers des produits porteurs sur les marchés internationaux.

    Ainsi, le contrat-programme devra apporter un appui au développement des unités de valorisation et aussi à la promotion et à la diversification des exportations des productions des différentes filières (agrumes, fruits, légumes, lait, huile d’olive, viandes…).

    Cependant, les subventions ne peuvent être accordées à tout-va. Un cahier des charges est mis à la disposition des personnes qui veulent investir dans la valorisation des produits de l’agriculture. Il faut donc remplir les conditions d’éligibilité avant de prétendre à la subvention. Celle-ci est accordée à tout investissement permettant d’aboutir à la valorisation des produits agricoles.

    Les subventions sont octroyées pour la création de nouvelles unités de valorisation, à l’extension d’unités existantes désirant augmenter leur capacité de production et, enfin, à la mise à niveau d’autres. Ces subventions peuvent atteindre des plafonds entre 4 et 21 millions de DH dans certaines filières.

    C’est le cas, par exemple, de la construction et l’équipement d’abattoirs industriels pour les viandes rouges (18 millions de DH, soit 30% de l’investissement global). Ou encore celui de la construction et l’équipement d’unités de conditionnement des produits maraîchers et arboricoles (jusqu’à 15 millions de DH pour une capacité de production de plus de 10.000 tonnes par an, soit 30% de l’investissement)…

    Pour prétendre à une subvention, les investisseurs doivent remplir certains critères d’éligibilité. Il s’agit, notamment, de justifier leur exercice d’une activité agricole (attestation d’agriculteur délivrée par la Chambre d’agriculture,  attestation d’agrégation agricole ou tout lien juridique justifiant l’exploitation d’un terrain agricole à l’échelle nationale…).

    Ensuite, le prétendant à la subvention doit présenter une étude technico-économique comportant les caractéristiques techniques de son projet, les ressources humaines auxquelles il va faire appel (nombre d’emplois)  et une analyse financière.

    En outre, il doit renseigner sur le site d’implantation de l’unité et justifier le choix de ce site (disponibilité des matières premières, proximité des marchés ciblés…). Sans oublier le coût global du projet et le mode de financement de l’investissement.

    Cahier des charges

    Tout prétendant à une subvention doit fournir une description détaillée des activités qu’il compte développer dans son unité de valorisation (capacité de production, origines des matières premières…). Et aussi une liste exhaustive des équipements qui y seront installés. Ces équipements doivent impérativement être conformes aux normes marocaines en vigueur relatives au matériel agro-alimentaire. Tout cela doit être accompagné des indicateurs de faisabilité financière. En fin de parcours, le postulant à la subvention dispose d’un délai de 24 mois pour la réalisation de son unité.

    J.E.H.

     

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