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    International

    Brexit: Theresa May de nouveau à Bruxelles

    Par L'Economiste | Edition N°:5458 Le 21/02/2019 | Partager
    Démissions en série chez les conservateurs
    Ce qui ouvre la voie à une recomposition politique

    Trois députées opposées au Brexit ont quitté, mercredi 20 février 2019, le Parti conservateur de Theresa May pour rejoindre des élus travaillistes. Un geste qui ouvre la voie à une recomposition politique.

    Anna Soubry, Heidi Allen et Sarah Wollaston ont annoncé leur intention de se rallier au Groupe indépendant au Parlement créé lundi dernier par des travaillistes ayant eux-mêmes claqué la porte de leur parti. Il compte désormais onze députés unanimes dans leur opposition à la politique de la Première ministre sur la sortie de l'UE du Royaume-Uni.

    «Le Brexit a redéfini le Parti conservateur - annulant tous les efforts déployés pour le moderniser», écrivent les trois députées dans leur lettre de démission, estimant que leur formation a «abandonné (ses) principes et (ses) valeurs». Toutes trois sont favorables à un nouveau référendum et s'étaient prononcées contre le Brexit à celui de 2016.

    Elles dénoncent le «virage à droite» opéré selon elles par le parti, sous l'influence conjuguée de l'European Research Group, un groupe de députés eurosceptiques très influent considéré comme un «parti au coeur du parti» et du DUP, l'allié nord-irlandais archi-conservateur, avec lequel les Tories ont signé un accord d'alliance pour garantir au gouvernement la majorité absolue à la Chambre des Communes.

    «Le coup de grâce a été la gestion désastreuse du Brexit par ce gouvernement», ajoutent-elles, regrettant l'absence d'efforts pour bâtir un consensus dépassant les contingences partisanes. Sur Twitter, la Première ministre britannique, Theresa May s'est dite «attristée par la décision de ces trois élues, qu'elle a remerciées pour leur dévouement au service du parti depuis de nombreuses années... ». E

    lle a souligné que le Brexit avait été «une source de désaccords aussi bien au sein du parti que dans le pays, tout en rappelant sa détermination à mener à bien le divorce d'avec l'UE…». Le rapport de force au Parlement (où la majorité ne dispose plus désormais que de huit voix d'avance sur l'opposition, en comptant l'apport des 10 députés du DUP) met davantage May à la merci de revers parlementaires sur le Brexit.

    Ces défections fragilisent encore un peu plus Theresa May au moment où elle tente d'obtenir des dirigeants européens des modifications dans l'accord sur le Brexit, rejeté par le Parlement britannique en janvier. Ce qu'ils ont pour l'instant fermement refusé. Elle devait s’entretenir, hier dans l’après-midi à Bruxelles avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, «pour faire le point».

    L’AEM perd une bataille judiciaire

    L'Agence européenne du médicament (AEM) a perdu, mercredi 20 février 2019, une bataille judiciaire sur la possibilité de résilier son bail afin de quitter Londres dans le cadre du Brexit. La Haute Cour de Justice a donné raison à Canary Wharf Group, groupe immobilier partiellement détenu par le fonds souverain qatari (QIA), qui possède le quartier financier londonien de Canary Wharf, où l'AEM a son siège. Ce groupe immobilier, qui avait lancé l'action en justice en juin 2018, contestait la possibilité pour l’agence de résilier son bail afin de déménager de Londres vers Amsterdam en raison de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. L'Agence, basée à Londres depuis 1995, soutenait que le Brexit lui permettait de mettre prématurément fin à son bail, censé courir jusqu'en 2039 pour une valeur totale de 500 millions de livres (575 millions d'euros). Elle faisait appel à une doctrine juridique britannique selon laquelle un événement inattendu est de nature à modifier fondamentalement les conditions d'exécution d'un contrat.

    F. Z. T. avec agences

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