×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Une nouvelle vie pour l’ONDA

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Un plan d’investissements 2018-2023 de plus de 16,9 milliards de DH
    Des aéroports «New age» pour doper la capacité d’accueil
    Zouheir El Oufir expose son plan au Parlement

    L’Office national des aéroports (ONDA) fait face à un endettement de 94% pouvant atteindre 118% en 2022. Cette situation est liée au volume des investissements estimés à 8 milliards de DH. Ces données ressortent de l’exposé de Zouheir Mohamed El Oufir, DG de l’Office, devant la Commission du contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants, présidé par Driss Squalli Adaoui.

    Pour ce député du PJD, l’ONDA est fortement présent dans le domaine aéroportuaire, avec une évolution importante du trafic au point d’arriver à 22,5 millions de voyageurs en 2018. L’extension des aéroports régionaux ces 10 dernières années a permis d’augmenter la capacité d’accueil globale qui est passée de 12 millions de personnes par an en 2003 à plus de 37 millions actuellement.

    L’objectif est d’atteindre 50 millions de passagers à l’horizon 2030. Outre les personnes, les avions ont transporté 90.000 tonnes de marchandises en 2018. «Aujourd’hui, l’Office est à la tête de 25 aéroports dont 19 internationaux. Un effort remarquable a été fourni dans ce domaine puisque toutes les régions du Maroc sont desservies par un aéroport», souligne Driss Squalli Adaoui.

    A cette occasion, le patron de l’Office a dévoilé son plan d’investissement 2018-2023, qui prévoit la mobilisation de 16,954 milliards de DH dont 13,661 milliards pour réaliser des projets destinés à développer les capacités d’accueil.

    Les alertes de la Cour des comptes

    Dans ce total, 1,789 milliard de DH seront dédiés à la navigation aérienne et 680 millions de DH à l’informatisation et aux systèmes d’information. Par année, le plus gros montant est programmé pour 2021 à hauteur de 5,275 milliards de DH. Même pour le développement des capacités d’accueil, c’est 2021 qui canalisera la plus grosse enveloppe, soit 4,724 milliards de DH.

    Cette évolution positive ne doit pas occulter des faiblesses que la Cour des comptes a relevées. C’est le cas du retard dans la réalisation des chantiers. Ce qui se traduit par des surcoûts. Ainsi, les budgets prévus étaient largement dépassés. L’aéroport de Casablanca est donné en exemple qui aura finalement coûté plus de 1,5 milliard de DH alors qu’initialement le montant était de moins de 1 milliard, rappelle le président de la Commission.

    Autre faiblesse relevée, le chiffre d’affaires des aéroports marocains vient des redevances aéroportuaires à hauteur de 80%. Dans les pays développés, celles-ci ne représentent que 50%. L’autre moitié provient des recettes des commerces et de parking. D’ailleurs, l’aéroport de Marrakech et l’extension du terminal de Casablanca sont conçus comme des lieux de détente avec des espaces de commerce et de loisirs. Ce qui constituera des ressources supplémentaires.

    Outre l’endettement, l’Office est plombé par les arriérés de la TVA qui s’étaient établis à fin 2017 à près 1,675 milliard de DH, soit une hausse de 200 millions de DH par an. Si rien n’est fait, ces arriérés devront atteindre 3 milliards de DH à l’horizon 2022.

    Pour le DG, cette affaire est en cours de règlement dans le cadre du plan de remboursement concocté par le ministère des Finances. En tout cas, à l’avenir, Zouheir Mohamed El Oufir a émis le vœu que l’Office soit exonéré de la TVA au titre des investissements liés à la construction, à l’extension des aéroports et à l’achat des équipements aéroportuaires. En plus, il faudra penser à alléger sa contribution financière au budget de l’Etat. L’objectif est de réduire le taux d’endettement à un seuil inférieur à 100%.

    De son côté, l’ONDA s’est engagé sur un plan en vue de régler les dettes des fournisseurs à travers plusieurs mesures. L’une d’entre elles consiste dans l’étude des dossiers en suspens, particulièrement ceux qui sont dans une situation difficile, avec un impact sur les projets stratégiques de l’Office.

    L’autre concerne la création d’une commission de suivi des dossiers rejetés. Finalement, «la moyenne de remboursement des fournisseurs est passée de 118 jours en 2017 à 102 jours fin juin 2018. Une autre commission a été instaurée pour revoir les procédures de paiement et l’utilisation d’un système d’information en vue de suivre le parcours des factures des fournisseurs», lit-on dans un document distribué aux députés.

    Par ailleurs, d’autres projets sont en cours de réalisation. C’est le cas de l’aéroport de Nador dont les travaux d’extension permettront d’augmenter la capacité d’accueil de 2 millions de voyageurs par an. L’investissement est de 402 millions de DH et la fin des travaux est prévue pour juin 2019.

    Idem pour la création d’un nouveau terminal à l’aéroport de Rabat-Salé avec une capacité supplémentaire de 4 millions de voyageurs par an et un investissement de 1,639 milliard de DH. Selon l’état d’avancement du projet, le cahier des charges de réalisation est en cours de validation pour une livraison en mars 2021.

    Le développement de l’Académie Mohammed VI de l’aviation civile n’est pas en reste. Une enveloppe de 124 millions de DH lui est consacrée. La fin des travaux doit intervenir en mai de cette année.

    Forte présence du privé

    Dans les aéroports marocains, toutes les activités commerciales sont concédées au secteur privé. Ainsi, 286 sociétés commerciales sont concessionnaires dans plusieurs domaines notamment la sous-traitance, l’exploitation des enseignes commerciales, la distribution du kérosène, la gestion des établissements hôteliers et les jets privés. L’Office réfléchit à la possibilité de réaliser dans le futur des projets d’équipement et d’infrastructures de base aéroportuaire à travers le partenariat public privé. Toutes ces activités génèrent 9.000 emplois directs et indirects et un investissement des sociétés de l’ordre de 3,5 milliards de DH.

    Mohamed CHAOUI

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc