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    Suicide des jeunes: Sourire de Reda cible les réseaux sociaux

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5448 Le 07/02/2019 | Partager
    L’association lance une vidéo de sensibilisation pour éviter le passage à l’acte
    Reda Allali, Hicham Masrar, Ghassan El Hakim… Des personnalités prennent la parole
    Détection des signaux d’alerte, écoute bienveillante, recours à un spécialiste…
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    Pour éviter le passage à l’acte, la directrice de Sourire de Reda Véronique Fima conseille aux éducateurs et aux parents d’identifier avec soin les signaux d’alerte. Parmi ces derniers, les troubles du sommeil et le manque de concentration. La spécialiste suggère ensuite de faire preuve d’une écoute bienveillante et de ne surtout pas banaliser leur mal-être (Ph. Fadwa Al Nasser)

    Prévenir le suicide des jeunes en donnant la parole à des personnalités de renom dans un film relayé sur le net. C’est le concept inédit de la nouvelle campagne de l’association Sourire de Reda. Une vidéo percutante réalisée dans le cadre de la nouvelle campagne de sensibilisation du groupe #ana_m3ak qui révèle à tout un chacun les clés pour détecter les signaux d’alerte et éviter le passage à l’acte.

    Cette capsule web de trois minutes, au ton particulièrement grave,  met en scène près d’une dizaine d’influenceurs et d’artistes marocains parmi lesquels le comédien Ghassan El Hakim, l’animateur TV Hicham Masrar, l’instagrameuse Baddunes, le membre du groupe Hoba Hoba Spirit Reda Allali ou encore l’humoriste Asmae El Arabi. Chacun d’entre eux prend tour à tour la parole à travers un film chorale pour prodiguer aux éducateurs et aux parents des jeunes en souffrance des conseils avertis afin de leur venir en aide. Des célébrités choisies avant tout pour leur pouvoir de mobilisation particulièrement important.

    «Nous avons opté cette fois-ci pour des stars afin d’attirer l’attention du public et de briser le tabou pour agir», souligne ainsi la directrice de Sourire de Reda Véronique Fima. La campagne diffusera également des insertions presse inventives et colorées auprès d’une quinzaine de supports, parmi lesquels L’Economiste, Assabah, Le Matin ou encore Aujourd’hui Le Maroc.

    Un visuel soigné et travaillé montrant un super héros tendre les bras à une personne en souffrance. Les radios n’ont pas non plus été oubliées. Quatre d’entre elles, parmi lesquelles Atlantic Radio ou encore Hit Radio, diffuseront ainsi en boucle des spots réalisés dans le même esprit que la vidéo avec le slogan particulièrement accrocheur #ana_m3ak.

    Une campagne à grande échelle qui vise avant tout à pousser la communauté à porter secours à ces jeunes en détresse en divulguant les différents moyens d’actions tout en pointant du doigt les écueils à éviter. Objectif: Sortir ces enfants et ces adolescents de leur bulle et éviter de banaliser leur mal-être. Une souffrance qui peut à la longue s’avérer dangereuse et conduire à des actes de violence tels que le suicide ou encore le crime.

    «Ces jeunes doivent à tout prix être écoutés et ne pas se retrouver livrés à eux-mêmes», explique la directrice de l’association. «Notre campagne donne l’opportunité à tout un chacun de la rejoindre et de devenir acteur à part entière de la prévention», ajoute la responsable. Pour réduire le risque et prévenir le passage à l’acte, il est tout d’abord conseillé de reconnaître la souffrance ressentie par l’individu. «Il ne faut en aucun cas minimiser la douleur de ces jeunes», confie Véronique Fima.

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    Pour sa nouvelle campagne de sensibilisation contre le suicide, Sourire de Reda innove et lance une vidéo percutante mettant en scène une dizaine d’influenceurs et d’artistes marocains tels que le chanteur du groupe Hoba Hoba Spirit Reda Allali ou encore l’animateur TV Hicham Masrar. Un film relayé sur les réseaux sociaux qui dévoile aux éducateurs et aux parents des jeunes en souffrance des conseils avertis afin de leur venir en aide (Sourire de Reda)

    L’adulte doit ensuite – étape importante – apprendre à détecter les signaux d’alerte. Il peut s’agir de troubles du sommeil, de troubles du comportement alimentaire, de problèmes de concentration ou encore de scarifications sur le corps. Une fois ces signes «repérés», l’experte conseille au  parent ou à l’éducateur d’écouter l’adolescent avec bienveillance, intérêt et discrétion.

    Une capacité qui paraît gagnée d’avance mais qui n’est pourtant pas donnée à tout le monde. «Nous avons souvent l’impression de savoir écouter une personne en état de détresse, mais il n’en est rien! Au lieu de cela, on coupe la parole à tout va, on juge et on moralise sans arrêt», ajoute la spécialiste.

    Enfin, en dernier recours, il est conseillé de s’adresser à un médecin ou un psychologue. Une démarche à adopter notamment en cas de présence de messages de désespoir et d’appel à l’aide, même implicites.

    L’association met également à disposition des jeunes une plateforme d’écoute par chat anonyme et gratuite. Une helpline qui a déjà traité plus de 2.000 échanges depuis 2011, dont 380 en 2018.

    Sensibiliser les journalistes, essentiel!

    Parallèlement à son mouvement de solidarité #ana_m3ak, Sourire de Reda a également prodigué des conseils aux journalistes qui représentent des acteurs essentiels dans la prévention du suicide. L’association a ainsi insisté sur le choix des mots, qui ne doit pas être laissé au hasard. «Dans un article de presse, il faut à tout prix éviter les expressions à caractère sensationnel, séduisant, romantique ou encore héroïque», précise ainsi la directrice de Sourire de Reda Véronique Fima. Les visuels sélectionnés ont eux aussi leur importance. Il faut notamment éviter les images trop choquantes et privilégier à la place les photos suggestives. «Illustrer un article par une corde ou un couteau est à proscrire. Ces images sont dangereuses puisqu’elles dévoilent directement des moyens de se donner la mort», souligne la spécialiste.

    Karim AGOUMI

     

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