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    Analyse

    Cybersécurité: Les grosses attaques du siècle

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5442 Le 30/01/2019 | Partager
    Des pionnières, peu ou pas malveillantes, aux logiciels de rançon d’aujourd’hui
    Les cyberattaques sont au 3e rang des risques mondiaux
    Essor des cryptomonnaies et des pirates toujours plus compétents
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    Les cyberattaques sont au 3e rang des risques mondiaux. Les hackers pullulent et, avec eux, les «ransomwares» ou «rançongiciels» plus rapides à diffuser et donc plus lucratifs. Restituer des photos personnelles ou données chiffrées volées contre rançon est une nouvelle mode (Ph. Pixabay)

    Le World Economic Forum a placé les cyberattaques au 3e rang des risques mondiaux. Entre crimes sur internet, piratages, vols d'identité… le coût de la cybercriminalité sur l’économie mondiale était évalué, en 2017, à 600 milliards de dollars, selon une étude réalisée par l’entreprise de logiciels McAfee.

    En cause: l'essor des cryptomonnaies et des pirates en ligne de plus en plus nombreux et compétents. Les hackers pullulent et, avec eux, les «ransomwares» ou “rançongiciels” plus rapides à diffuser et donc plus lucratifs. Restituer des photos personnelles ou données chiffrées volées contre rançon est une nouvelle mode. Petit tour au gré des grosses attaques du siècle.

    ■ La bourse ou la vie?
    En mai 2017, un logiciel de rançon a fait, selon Interpol, quelque 200.000 victimes dans une centaine de pays, via une faille dans les systèmes Windows. Le virus cryptait les données des ordinateurs affectés jusqu’à ce qu’une rançon soit versée en bitcoins. Une première en termes d’ampleur et de cibles. Etats-Unis, Chine, Europe, ou encore la Russie qui a été le pays le plus touché, les puissances mondiales ont frémi. Le Maroc a lui aussi été touché par ricochet. Les ordinateurs de Renault Tanger-Méditerranée ont aussi fait les frais de cette attaque, entraînant un arrêt momentané de la production.  

    ■ «I love you»
    Un virus apparu en 2000 qui portait un bien joli nom. Via le logiciel de messagerie Microsoft Outlook, il envoyait des mails aux utilisateurs sous la forme d’une déclaration d’amour. Imaginé aux Philippines, ce virus a touché environ 10% des ordinateurs connectés à internet. Le coût des dégâts était estimé à 5 milliards de dollars.

    ■ Les pionnières
    Considéré comme le tout premier virus informatique, Brain est apparu en 1986 en contaminant les disquettes 5 pouces ¼. Pas malveillant, le virus ralentissait l’utilisation de la disquette, à une époque où les dangers informatiques n’étaient pas connus. Autre 1er du genre, le virus Cabir, apparu en 2004, ciblait les terminaux mobiles via Bluetooth. Une fois le maliciel installé, il fournissait une nouvelle demande de téléchargement aux contacts à proximité. Il s’est ainsi répandu très rapidement sans pour autant faire de mal. En mars 1999, le virus Melissa était le premier à utiliser le courrier électronique pour se propager à grande échelle. Une fois activé, le virus s’amusait à ajouter des commentaires tirés de la série américaine à succès, Les Simpsons. Melissa pouvait aussi accéder à des informations confidentielles enregistrées sur l’ordinateur sans être détecté. Son concepteur, David L. Smith, a été condamné à 20 mois de prison et à une amende de 5.000 dollars.

    ■ Hack auto
    Avec l’avènement du véhicule connecté, plébiscité par les usagers, les risques de sécurité sont réels. En 2015, des chercheurs américains ont piraté une Jeep, lancée sur une autoroute, dont ils avaient pris le contrôle. Un an après, des chercheurs chinois ont réitéré l’expérience sur une Tesla Model S, un véhicule à la pointe des dernières technologies. Ils ont pu prendre le contrôle sur le blocage du système de bord, l’ouverture ou la fermeture du toit ouvrant, coffre, rétroviseurs..., le déverrouillage des portes sans la clé, et le freinage brusque du véhicule. Un retour d’expérience enrichissant pour les constructeurs.

    ■ Cheval de Troie
    Le virus Zeus, chargé de récupérer les informations bancaires via les formulaires sur les sites en ligne, a infecté en 2009 des géants comme la Bank of America, la NASA, ou Amazon. Une centaine de hackers, principalement des Américains, ont été poursuivis pour utilisation du logiciel à des fins frauduleuses.

    J.A.

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