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    Culture

    Si Salé m’était contée

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5411 Le 13/12/2018 | Partager
    Un beau livre très documenté
    Le début d’une série sur d’autres villes marocaines
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    Rues, belles demeures, remparts, savoir-faire, traditions, coutumes et autres merveilles du patrimoine… Le (très) beau livre  «Parcours amoureux de Salé», édité par «Bouillon de culture», relève tout autant du guide, du dictionnaire amoureux, que de l’encyclopédie historique.

    La cité des corsaires y est décrite à l’aune de son  riche passé, sa civilisation raffinée et sa forte identité. L’auteure, qui n’est autre que l’historienne slaouie Rita Aouad,  a glané dans les fonds d’archives internationales, celles d’institutions nationales et auprès de familles salétines de petits trésors.

    Des documents, souvent inédits qui racontent une des plus anciennes villes du Maroc, capitale de l’Andalousie atlantique, farouchement indépendante, mais au charme aussi discret que prenant.  Fidèle à sa démarche d’historienne, l’auteure s’efface derrière ses sources, remarquablement mises en valeur par un travail graphique d’une rare qualité.

    Le livre invite le lecteur à se pencher sur les cartes qui ont jalonné cette histoire afin d’illustrer comment cette cité a été décrite, imaginée, fantasmée… «Comment, ville secrète derrière ses remparts mais ouverte en même temps sur les horizons océaniques, elle s’est peu à peu construite au regard des autres et des siens», prévient l’auteure. Le livre se décline ensuite en trois thèmes: «Salé vue du dehors», «Salé racontée de l’intérieur» et enfin «Un jour à Salé, le spectacle de la ville».

    Le tout ponctué par un abécédaire avec à la lettre A, l’Alose, le fameux «Chabel» poisson emblématique de l’oued Bouregreg, aujourd’hui disparu et qui régala jadis les fins gourmets de Rabat et Salé. Douceurs, demeures, écoles, mellah, potiers… les mots s’égrènent racontant, documents et textes anciens à l’appui, les chroniques d’une ville aujourd’hui méconnue.

    L’ouvrage s’achève par un parcours photographique dans la ville d’aujourd’hui, où «au milieu des terrassements en cours, des jetées modernes, des longues promenades aménagées, sous les piles même du pont, la vie de toujours se poursuit…».

                                                                                    

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    La ville au charme discret,  capitale de l’Andalousie atlantique, regorge de belles demeures de notables. «Derrière les grands murs  autrefois blanchis à la chaux des ruelles en impasse de la médina se trouvent de belles demeures, bijoux d’architecture citadine marocaine.. Pénétrer dans ces maisons par leur porte monumentale… c’est s’immerger dans le passé domestique des familles de la ville» (Ph. Bouillon de culture)

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    Rita  Aouad rappelle le passé glorieux de la ville corsaire. «Des Salétins qui ont animé la course en mer contre les nations européennes, de l’Islande aux Canaries», la ville s’enorgueillie des ses «Raïs» comme en témoignent les multiples qsaïd de Melhoun (Ph. Bouillon de culture)

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     Aujourd’hui la ville bénéficie de gros travaux de mise à niveau: Marina, pont à haubans, grand théâtre, équipements divers… Ici des jeunes qui ont trouvé sous le pont Hassan II un lieu de promenade et de loisirs (Ph. Bouillon de culture)

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    Procession de cierges à Salé en 1930. L’évènement célèbre la nativité du Prophète dans la ville depuis le XVIe siècle. A l’origine, les barcassiers du fleuve honoraient ainsi leur saint patron Sidi Abdallah ben Hassoun. Le mausolée continue encore aujourd’hui d’abriter la cérémonie qui fait partie intégrante de l’identité de la ville? (Ph. Bouillon de culture)

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    Salé l’érudite. La ville connue pour être savante compte plusieurs  familles de lettrés, à l’instar du grand historien du XIXe siècle: Ahmed ibn Khalid Ennaciri Esslaoui (1835-1897), qui à travers son grand œuvre, Kitab Al Istiqsa, apporte  un regard novateur sur l’histoire du pays de la conquête musulmane au règne des Alaouites. Ici des minutes de l’œuvre à la bibliothèque Sbihi de Salé (Ph. Bouillon de culture)

    Amine BOUSHABA

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