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    International

    COP24: Forcing sur le financement

    Par Nadia DREF | Edition N°:5411 Le 13/12/2018 | Partager
    Discussions avec plusieurs fonds d’adaptation
    15 % des dépenses d’investissements publics dédiées au climat entre 2020 et 2030
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    Selon Nezha El Ouafi: « les coûts d’adaptation à l’horizon 2030 sont susceptibles d’être compris entre 140 et 300 milliards de dollars par an» (Ph. CP)

    Planning chargé pour la délégation marocaine à Katowice. Réunions avec les bailleurs de fonds, séance de travail interministériel, participation a l’Africa Adaptation Day…

    Le Maroc continue de récolter les fruits de sa mobilisation renforcée depuis la COP22 qui a été abritée par Marrakech en 2016. Déjà lors de la COP23 et actuellement avec la COP24, l’expérience marocaine est plébiscitée par différents organismes.

    C’est le cas de l’Institut mondial des ressources (WRI). Intervenant à l’occasion de l’Africa Adaptation Day, Christina Chan, directrice de la résilience climatique du WRI, précise que «l’approche du Maroc est un excellent modèle africain au niveau des étapes à suivre pour concrétiser l’adaptation».

    Elle cite plusieurs atouts: volonté politique, cadre structurel, stratégies sectorielles, forte coordination et implication des parties prenantes (dont le centre 4C), suivi et évaluation, processus de budgétisation (public) ou encore le renforcement de la coopération Sud-Sud au niveau régional. Côté financement, le directeur du Fonds d’adaptation, Mikko Ollikaimen, s’est entretenu avec Nehal El Douafi.

    Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière de financement et d’accompagnement des projets marocains et africains. Amélioration des critères d’éligibilité, accélération du processus de financement, développement de nouveaux projets… Autant de sujets débattus.

    «Les bailleurs de fonds ont besoin de garantie sur l’efficacité et la crédibilité de la mise en œuvre des projets et des engagements des pays. Le Maroc dispose de normes d’éligibilité onusiennes. Nous accompagnons également l’opérationnalisation des trois commissions africaines, celles du Bassin du Congo, du Sahel, des îles et pays consulaires», soutient la ministre.

    Le CEO du Global Center Adaptation, Dr. Patrick V. Verkooijen, a tenu à rencontrer Nezha El Ouafi pour inviter le Maroc à rejoindre cette coalition qui regroupe déjà 17 membres et qui est présidée par les Pays-Bas. Ce fonds se dit prêt à financer des projets marocains et africains.

    Lors de sa réunion de travail avec la ministre, le CEO a émis le souhait de se rendre au Maroc en janvier prochain pour discuter des futurs partenariats.  Le Global Center Adaptation organisera en 2019 un sommet mondial aux Pays-Bas et présentera un nouveau rapport sur l’adaptation climatique. Les études montrent que les coûts d’adaptation à l’horizon 2030 sont susceptibles d’être compris entre 140 et 300 milliards de dollars par an, précise la secrétaire d’Etat.

    Les financements publics internationaux pour l’adaptation en 2014 se sont élevés à près de 22,5 milliards de dollars. Le financement total de l’adaptation en 2030 devrait être 6 à 13 fois plus élevé que les finances publiques internationales actuelles.

    «Malgré la création de nombreux instruments de financement, l’Afrique peine toujours à accéder à ces fonds et à absorber de manière efficace les fonds reçus, d’où la nécessité de la simplification des procédures et l’accélération du processus d’approbation de financement des projets et de décaissement, en vue d’améliorer l’efficacité, l’équité et l’accessibilité au financement par les pays africains», poursuit El Ouafi.

    Sur ce registre, le Maroc a multiplié les efforts. Sur la période 2005-2010, le Royaume a consacré 64 % des dépenses climatiques du pays aux efforts d’adaptation, ce qui équivaut à 9% des dépenses globales d’investissement. Ce chiffre est appelé à augmenter pour atteindre 15% pour la période 2020-2030.

    NDC Partnership

    Le Maroc et l’Allemagne qui ont présidé depuis la COP22 le comité de pilotage d’appui ont passé le relais, le 12 décembre, au binôme Costa-Rica et Pays-Bas pour un mandat de 2 ans. Cette coalition internationale a démarré en 2016 avec 46 pays. Elle regroupe actuellement plus de 100 membres ventilés entre pays et institutions.

    Négociations: Guterres appelé à la rescousse

    António Manuel de Oliveira Guterres, secrétaire général des Nations unies, qui a été reçu par le Roi le 11 décembre à Rabat, est attendu à Katowice pour booster les négociations qui devront se terminer ce vendredi 14 décembre. Le dialogue politique a été entamé mardi 11 décembre. Les négociations s’annoncent corsées. Rien ne filtre pour le moment. Les prochains jours seront décisifs pour la réussite de l’opérationnalisation de l’Accord de Paris. Une étape importante pour passer à l’étape de la mise en œuvre tant attendue par les pays directement touchés par les effets du changement climatique, à leur tête l’Afrique.  «Les gens peuvent faire la différence avec des changements alimentaires, de comportement dans le transport, l’utilisation du plastique et plus encore. Soyons nos propres leaders du changement», clame le secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

    DNES, Nadia DREF

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