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    International

    Un autre sommet consacré au Brexit

    Par L'Economiste | Edition N°:5410 Le 12/12/2018 | Partager
    Il aura lieu les 13 et 14 décembre à Bruxelles
    Theresa May tente d’obtenir de nouvelles concessions
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    La Première ministre britannique Theresa May s’est déplacée à Bruxelles pour rencontrer Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne et Donald Tusk, le président du Conseil européen. Ceci dans le cadre de ses consultations pour tenter d’obtenir des assurances supplémentaires sur l’accord de Brexit.

    «Je suis étonné parce que nous nous étions mis d’accord le 25 novembre avec le gouvernement britannique. Toujours est-il qu’il semble y avoir des problèmes de fin de piste. Je verrai donc May…», a déclaré Juncker devant le Parlement européen, lors d’un discours en prélude du sommet prévu les 13 et 14 décembre à Bruxelles. Le responsable européen a répété que l’accord de divorce ne serait pas renégocié et qu’il était le meilleur possible.

    Theresa May a annoncé lundi 10 décembre le report du vote sur l’accord. Elle fait face à l’hostilité des députés de la Chambre des Communes qui, dans l’opposition comme dans la majorité, réclament que le texte soit retravaillé, notamment la disposition très controversée du filet de sécurité ou «backstop».

    Celui-ci prévoit un traitement spécifique pour la province d’Irlande du Nord afin d’éviter le retour d’une frontière physique avec la République d’Irlande. Ce filet de sécurité est une solution de dernier recours qui ne serait appliquée qu’en cas d’absence d’accord entre Londres et Bruxelles lors des négociations après le divorce du 29 mars 2019.

    Avant de venir à Bruxelles, Theresa May devait s’entretenir avec son homologue néerlandais Mark Rutte à La Haye puis se rendre à Berlin pour échanger avec la chancelière Angela Merkel. Une fois revenue au pays, elle soumettra le texte aux députés.

    Deux scénarios se présentent: soit la Première ministre aura obtenu de nouvelles assurances de Bruxelles et elle parvient à convaincre les députés, qui adoptent le texte, et une sortie ordonnée s’ensuit. Soit ils le rejettent et le gouvernement aura alors 21 jours pour indiquer ce qu’il compte faire.

    livre_sterling_010.jpg

    D’autres scénarios d’accord, tel celui sur le modèle de la Norvège (qui dispose d’un accès au marché unique sans être membre de l’UE) sont évoqués comme susceptibles d’obtenir le soutien d’une majorité de députés. Si le texte est rejeté par la Chambre des Communes, cela pourrait entraîner un Brexit sans accord au 29 mars 2019. Les relations économiques entre le Royaume-Uni et l’UE seraient alors régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce et une multitude de contrôles douaniers et réglementaires devraient être mis en place en urgence.

    Theresa May a souligné que son gouvernement accélère les préparatifs en vue de cette hypothèse, redoutée tout particulièrement des milieux économiques. Cela entraînerait une nouvelle chute de la livre (voir illustration) et plongerait les entreprises dans l’incertitude.

    Pour de nombreux observateurs, le rejet de l’accord pourrait signer la fin de Theresa May. Elle pourrait être confrontée à un vote de défiance au sein de son propre Parti conservateur où les candidats pour la remplacer ne manquent pas. Certains veulent renégocier avec Bruxelles, d’autres sortir sans accord.

    May pourrait aussi démissionner si une écrasante majorité rejette son texte. Une motion de censure contre le gouvernement pourrait également être soumise au vote du Parlement et aboutir, étant donnée la faiblesse de la majorité d’une dizaine de voix sur laquelle s’appuie Theresa May. Elle conduirait alors à la formation d’un nouveau gouvernement dans les deux semaines, ou à l’organisation de nouvelles législatives. Ce que souhaite le Labour, principal parti d’opposition.

    Des opportunités à saisir pour le Maroc

    Invité au Club de L’Economiste (voir notre édition N° 5399 du 27/11/2018), Thomas Reilly, ambassadeur du Royaume-Uni à Rabat depuis 1 an et demi, s’est dit conscient des gisements d’amélioration aussi bien dans les échanges commerciaux que dans les IDE, le tourisme, la culture... Dans un contexte de Brexit, le diplomate britannique confirme que Londres souhaite approfondir davantage ses relations bilatérales et surtout la coopération économique avec le Maroc. Même s’il admet que les volumes des échanges méritent un sérieux coup d’accélérateur, le représentant du Foreign Office à Rabat tient à préciser qu’en 2016, «le Royaume-Uni a été le 3e fournisseur du Maroc, loin devant l’Espagne et juste derrière la France et les Emirats arabes unis». L’après-Brexit, dont l’accord a été signé le 25 novembre, est une aubaine sans précédent pour un pays comme le Maroc, confirme l’ambassadeur. La sortie de l’UE devra introduire de nouvelles opportunités de business qui seront formalisées par un accord de libre-échange avec Rabat. Le Brexit a des enjeux multidimensionnels avec des impacts directs et indirects…

    F. Z. T. avec AFP

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