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    Régions

    Oujda: 3 ans pour valider le budget communal

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5409 Le 11/12/2018 | Partager
    Les 65 élus de la ville ne sont jamais arrivés à se mettre d’accord pendant toutes ces années
    Une session extraordinaire pour éviter la dissolution du bureau
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    Trois ans de mésentente avant que les élus d’Oujda placent l’intérêt général de leurs électeurs en tête de leurs préoccupations (Ph. A.K)

    Il a fallu trois ans pour que le budget communal d’Oujda soit validé par le Conseil de la ville. Ceux de 2017 et 2018 ont nécessité l’intervention des autorités locales pour débloquer le budget de fonctionnement. Les 65 élus de la ville ne sont jamais tombés d’accord pour libérer les budgets d’investissement pour concrétiser les politiques sectorielles. Un statu quo qui a obligé le Wali de la région à brandir l’article 76 de la loi organique relative aux communes.

    Un écrit, daté du 23 novembre 2018, dont L’Economiste dispose d’une copie, a sommé le président de la commune et les élus à tenir une assemblée extraordinaire sous peine d’appliquer l’article 76. Une loi qui autorise au gouverneur de la province, en cas d’abstention du président à prendre les actes qui lui sont impartis et que cette abstention nuit au fonctionnement normal des services de la commune, de se substituer au président dans l’exercice des prérogatives communales.

    Dans le cas de la commune urbaine d’Oujda. C’est une dizaine d’élus de la majorité (en plus de ceux de l’opposition) qui bloquait l’approbation du budget et mettait le président, Omar Hejira, sous pression pour le pousser à démissionner. «Certains élus du PAM refusaient de voter le budget car le président leur a retiré les autorisations des signatures de documents administratifs» explique un fonctionnaire communal.

    Pour éviter le scénario de la dissolution du bureau, 27 membres de la majorité (20 pamistes et 7 istiqlaliens) et 28 pjdistes de l’opposition ont procédé à une deuxième lecture du projet de budget 2019 et l’ont approuvé. «Après avoir reçu des directives du secrétaire général du parti nous incitant à une souplesse citoyenne et après avoir introduit des modifications dans la nouvelle mouture budget, nous l’avons approuvé dans l’intérêt général de la ville» confie à L’Economiste Rachid Chetouani, secrétaire provincial du PJD à Oujda.

    De son côté, Omar Héjira explique que cette entente entre les élus de l’opposition et de la majorité est un pas dans le bon sens et ouvre la porte à des élus pjdistes pour assumer des responsabilités au sein du bureau de la commune. «Il est temps que les projets proposés par le Conseil communal d’Oujda voient le jour dans le cadre d’une approche collégiale» ajoute Héjira.

    Le budget approuvé au cours de la dernière session extraordinaire, tenue le week-end dernier, avoisine les 473 millions de DH dont 98% consacrés aux dépenses fixes de la ville (crédits FEC, réfection des chaussées, électrification urbaine, nettoyage et propreté etc.).

    Les 2 % restants seront réservés à l’embellissement des places publiques, amélioration de l’éclairage des quartiers périphériques et augmentation des espaces verts pour atteindre les 10 m2 par habitant d’ici 2021, (au lieu des 6 m2/habitant actuellement). Par ailleurs 30 millions de DH seront transférés du compte des lotissements Al Boustane pour lancer de nouveaux projets à impact direct sur l’activité économique.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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