×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Gilets jaunes: Grogne contre la flambée des prix en France

    Par L'Economiste | Edition N°:5395 Le 19/11/2018 | Partager
    Plus de 280.000 manifestants, un mort et 200 blessés
    Macron «au plus bas» de sa popularité
    gilets_jaunes_095.jpg

    Pour protester contre la politique du président Emmanuel Macron et du gouvernement Edouard Philippe, les «gilets jaunes» ont bloqué des autoroutes, des ronds-points, des hypermarchés ou organisé des opérations de péage gratuit dans l’ensemble de la France. Le nom du mouvement est une référence aux vestes jaunes que tout automobiliste doit détenir dans son véhicule afin de se rendre visible en cas d’accident (Ph.AFP)

    Les «gilets jaunes» ont protesté samedi dans toute la France contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d’achat. A l’origine de cette colère, des membres de la société civile qui se sont mobilisés contre la hausse du prix des carburants avant que les motifs de grief ne s’élargissent à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement français en matière de taxation et de la baisse du pouvoir d’achat.

    En effet, au 1er janvier 2019, les taxes sur le gazole augmenteront de 6,5 centimes d’euro par litre dans l’Hexagone. Celles sur l’essence de 2,9 centimes. Le Président Macron, qui est au plus bas de sa cote de sympathie à 25% (sondage Ifop) a perdu en novembre 4 points de popularité.

    Tout le territoire a été touché par leurs actions, ce qui représente un succès indéniable pour ce mouvement, parti des réseaux sociaux et organisé en dehors des partis politiques et des syndicats. Plus de 2.000 rassemblements ont entraîné des accidents faisant un mort et 227 blessés. Sept personnes ont été grièvement blessées, dont un policier, a annoncé le ministère français de l’Intérieur.

    Au total, 282.710 personnes ont participé aux manifestations, selon le ministère. Le samedi, en début de soirée, plus de 200 points de blocages n’avaient pas encore été levés et des manifestants étaient toujours présents sur plus de 1.400 lieux de rassemblement.

    Au dimanche matin, 117 interpellations et 73 gardes à vue étaient enregistrées par le ministère de l’Intérieur. Au Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, dans l’est, une conductrice prise de panique a foncé sur un groupe de manifestants, percutant mortellement une femme de 63 ans.

    Des manifestants ont passé la nuit sur leurs barrages et certains ont poursuivi le mouvement dimanche. «Lundi, l’on continuera s’ils n’ont pas compris», déclarait à l’AFP l’un des porte-parole du mouvement à Millau, dans le Sud de la France. Certains leaders de l’opposition sont également descendus dans la rue, notamment Laurent Wauquiez, le chef du parti d’opposition Les Républicains (LR: droite), des Insoumis (gauche radicale), également des élus du Rassemblement national (extrême droite).

    Premier responsable syndical à s’exprimer, le patron de la CFDT, Laurent Berger, a appelé dans un tweet le Président Macron à «réunir très rapidement» syndicats, patronat et associations «pour construire un pacte social de la conversion écologique».

    M.Ko avec Agences

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc