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    Economie

    Campagne agricole: Pluviométrie historique, récoltes historiques?

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5395 Le 19/11/2018 | Partager
    Des pluies précoces et généralisées à l’ensemble des pôles de production
    Reconduction des mesures incitatives pour les cultures céréalières
    Les pluies du printemps seront déterminantes
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    Depuis le lancement de la stratégie agricole, le revenu par agriculteur a presque doublé. La courbe traduit la moyenne par habitant du monde rural. Bien sûr, les chiffres renferment des disparités selon les cultures et les régions

    Il faut remonter à plus de 25 ans pour retrouver le niveau actuel de la pluviométrie. Elle est à la fois précoce, abondante et généralisée à l’ensemble des régions de production. C’est donc, un alibi en moins pour tabler sur une production céréalière conséquente.

    Du moins en hausse significative par rapport à la précédente qui avait enregistré le niveau record de 103 millions de quintaux. «Pourvu que les pluies soient au rendez-vous durant les mois de mars avril», nuance ce gros producteur de semences sélectionnées de la région du Gharb.

    Pour le moment, le cumul pluviométrique à fin octobre dernier s’est établi à  1372 mm, soit 4 fois plus que la moyenne enregistrée à la même période. Les barrages affichent également un taux de remplissage en nette amélioration. Il avoisine, en moyenne les 60% de la capacité théorique des ouvrages. Pour l’heure, aucune indication n’a encore été communiquée quant aux superficies qui seront semées. Mais, tout porte à croire que la surface emblavée, la campagne dernière, soit 5,4 millions d’hectares sera atteinte. 

    Pour amener les agriculteurs à procéder aux semailles précoces, le ministère de l’Agriculture avait annoncé assez tôt les mesures mises en place.

    La mise à disposition des agriculteurs de 2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées à des prix de vente bonifiés. La subvention de stockage sera maintenue (5 DH/quintal et par mois) pendant 9 mois pour 220.000 quintaux. Et  le programme de multiplication  portera  cette année sur 70.000 hectares. L’objectif est de sécuriser un volume de 2 millions de quintaux de semences sélectionnées de céréales pour la prochaine saison agricole.

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    Sur la dernière décennie, les exportations de plusieurs produits de l’agro-industrie ont pratiquement explosé. En 2017, la valeur des ventes des tomates, fruits et légumes divers s’est élevée à 1,544 milliard d’euros, soit 16,4 milliards de DH

    En ce qui concerne  les engrais, le marché est jugé suffisamment  approvisionné: 680.000 tonnes environ. Avec à la clé la mise à contribution  du groupe OCP qui concède des prix compétitifs et participe à la rationalisation de l’utilisation des engrais via les cartes de fertilité des sols.

    Cet outil mis en place en collaboration avec l’INRA (Institut national de recherche agronomique) a permis la campagne passée la couverture de 1,6 million d’hectares. Pour compléter le dispositif, l’assurance agricole sera étendue à 1,5 million d’hectares dont 1 million pour les céréales et légumineuses. Les 500.000 ha sont dédiés aux agrumes, rosacées, olives et grenadines.

    Par ailleurs, l’accent sera mis sur le recours à l’irrigation. Le Plan national d’économie d’eau d’irrigation (PNEEI) portant sur 550.000 ha est pratiquement achevé. Ses objectifs seront même dépassés avant terme à 610.000 ha. Dès cette saison, il est programmé une superficie irrigable de 557.000 ha au niveau des grands périmètres. Ceci, sans compter la grande irrigation.

    L’objectif est de capitaliser sur les résultats réalisés  lors de la campagne précédente. En particulier pour ce qui est des produits qui contribuent à la sécurité alimentaire et au développement des exportations. A titre d’exemple, la production céréalière avait progressé de 7% par rapport à la saison 2016-2017. Celle des viandes rouges a enregistré le même niveau de croissance alors que les viandes blanches ont marqué un bond de 13%.

    Les agrumes, primeurs et divers fruits et légumes ne sont pas en reste. En 2017, le chiffre d’affaires atteint à l’export avait frôlé les 20 milliards de DH. Et le volume exporté en produits agro-industriels y compris les produits frais de première transformation s’est élevé à 2,9 millions de tonnes.

    A.G  

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