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    Economie

    Protection sociale: Une feuille de route en préparation

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5391 Le 13/11/2018 | Partager
    C’est l’ambition des 1res Assises nationales dédiées à ce domaine
    La nouvelle stratégie sera soumise au Roi
    El Othmani plaide pour une plus grande contribution de solidarité des entreprises

    Quelques mois après le discours du Trône, dans lequel le Roi avait insisté sur l’urgence de la refonte du système de protection sociale, les 1res Assises nationales dédiées à ce thème ont été tenues, hier à Skhirat. Les travaux de cette rencontre devront favoriser «la mise en place d’une véritable feuille de route dans ce domaine», comme l’a souligné Saâdeddine El Othmani. La nouvelle stratégie sera soumise au Roi, a fait savoir Lahcen Daoudi, ministre en charge des Affaires générales et de la Gouvernance.

    Aujourd’hui, le diagnostic est largement partagé. Les programmes de protection sociale sont éparpillés, n’ont pas été conçus comme un système intégré, et souffrent de plusieurs dysfonctionnements. Ces conclusions sont contenues dans le «mapping de la protection sociale», réalisé par le ministère des Affaires générales en partenariat avec l’Unicef (voir notre édition du 30 octobre dernier). D’où l’importance d’une réforme globale du dispositif en place.

    L’une des principales défaillances est liée au manque de coordination et de convergence des politiques publiques dans ce domaine. La Commission nationale de la protection sociale a tenu une réunion en septembre dernier, pour faire le point sur l’état des lieux en matière d’amélioration de la gouvernance, de l’élargissement de la couverture sociale et de l’unification du modèle de ciblage.

    Parallèlement, le département de Daoudi a lancé des consultations avec des experts et des représentants des ministères et des établissements publics. Les conclusions des 14 ateliers organisés ont mis l’accent sur certaines avancées, notamment en matière de renforcement de la couverture médicale et de la généralisation de la scolarité. Mais une série de contraintes ont été également identifiées. En tête: la mobilisation des financements. Sur ce point, Claudia Wiedey, ambassadrice chef de la délégation européenne à Rabat, qui a mis l’accent sur l’appui de l’UE pour favoriser la réduction des inégalités au Maroc, a également insisté sur l’importance de la mise en place d’un mécanisme de financement durable.

    El Othmani a appelé le secteur privé à s’impliquer davantage dans ce chantier. Il a plaidé en faveur de l’élargissement de la contribution de solidarité, fixée à 2,5% des bénéfices des grandes sociétés, dont le chiffre d’affaires dépasse 40 millions de DH. Il a également insisté sur l’importance d’une plus grande implication des élus et de la société civile.

    Cette dernière joue actuellement un rôle décisif, via des actions de proximité, comme l’a indiqué Giovanna Barberis, représentante de l’Unicef au Maroc, qui a accompagné le département des Affaires générales dans la réalisation du diagnostic du système en vigueur.

    Actuellement, celui-ci est articulé autour de deux branches. La première est basée sur les principes et mécanismes de l’assurance sociale, avec des cotisations. L’autre obéit à la logique de solidarité, à travers des programmes comme Ramed et Tayssir.

    Le défi du renforcement des filets sociaux taraude plusieurs gouvernements dans le monde. Comme l’a rappelé la chef de la délégation européenne au Maroc, seulement 27% de la population mondiale bénéficie d’une protection sociale correcte, au moment où 50% n’en disposent pas.

    Efficacité

    EN dépit des milliards de DH mobilisés pour les programmes de protection sociale, ceux-ci manquent d’efficacité. Cela est lié à une série de dysfonctionnements pointés par Lahcen Daoudi. Il s’agit notamment de l’absence de vision globale avec des objectifs et des priorités clairement définis. Cela est compliqué par la multiplicité des intervenants, en l’absence de mécanismes de coordination. S’y ajoute la faible précision des critères d’éligibilité aux programmes et l’inexistence d’un mécanisme efficient de ciblage, comme le futur registre social unifié. Le système actuel est basé sur la logique de l’atténuation des privations au lieu d’une stratégie claire de prévention et de gestion des risques sociaux.

    M.A.M.

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