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    Marché du travail: Gagner plus, mais travailler moins!

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5372 Le 16/10/2018 | Partager
    Les jeunes diplômés rêvent surtout de stabilité
    Un poste de responsabilité, mais au moindre effort
    Une étude réalisée par l’Emlyon et le cabinet Viavoice
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    65% des dirigeants sondés affirment être conscients de l’impact du digital sur leurs activités. Ce qui est en total accord avec les aspirations des jeunes diplômés qui souhaitent intégrer une entreprise en pleine révolution numérique

    Adaptabilité et agilité. Ce sont là les compétences clés que recherchent le plus les recruteurs. En effet, face à la transformation digitale, plus des deux tiers des dirigeants d’entreprises assurent être conscients de l’impact de la révolution technologique sur leurs activités, relève l’enquête sur les métiers de demain, réalisée par l’Emlyon business school Afrique, en partenariat avec le cabinet Viavoice.

    D’ailleurs, sur les 200 dirigeants sondés pour l’étude, 86% d’entre eux souhaitent mener leur entreprise vers une révolution technologique et digitale. Un changement accompagné par les ambitions des jeunes diplômés qui, pour la majorité (89%), veulent travailler dans une structure en pleine mutation technologique. Toutefois, 4 jeunes diplômés sur 10 souhaitent intégrer une multinationale, tandis que 38% sont attirés par une grande entreprise marocaine.

    En revanche, les PME qui représentent 98% du tissu économique ne sont plébiscitées que par 9% des sondés. «Ce sont les structures qui emploient le plus, mais restent négligées par les jeunes qui sont plus à la recherche de stabilité», souligne Tawhid Chtioui, directeur général de l’Emlyon business school Afrique.

    En effet, lorsqu’on leur demande quelles sont les entreprises qu’ils voudraient intégrer, près de la moitié des jeunes diplômés citent l’OCP, le quart la RAM, 21% choisissent l’ONCF, et 19% BMCE Bank. Par ailleurs, plus de 7 jeunes sur 10 souhaitent démarrer leur carrière au Maroc, et seulement le quart veut aller à l’étranger directement après l’obtention de son diplôme.

    Ces derniers projettent de travailler dans un pays européen (59%), ou encore aux Etats-Unis et au Canada (39%). «Les Marocains manifestent peu d’intérêt pour le continent africain, bien que ses besoins en matière de recrutement et son évolution soient importants», indique Tawhid Chtioui. Lorsqu’il s’agit du cadre de travail, les jeunes démontrent un fort intérêt pour les structures respectueuses du bien-être des collaborateurs (69%), et de l’environnement (34%). Ce qui ne fait pas, forcément, partie des priorités des entreprises. En effet, elles préfèrent concentrer davantage leurs efforts afin de maintenir une bonne croissance économique (48%), et une forte rentabilité (44%).

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    Les employeurs sont plus nombreux à privilégier l’expérience professionnelle au diplôme des candidats. La personnalité, elle, n’est prise en compte qu’à hauteur de 14%

    Autre constat fort de l’enquête de l’Emlyon, les attentes des étudiants sont totalement éloignées du besoin actuel des entreprises. Alors que les jeunes diplômés envisagent de travailler dans le marketing (33%), la technologie (24%) et les activités commerciales (22%), les employeurs déclinent des besoins différents. Ils sont à la recherche de profils en communication (31%) et dans les systèmes informatiques (26%). Pour ce qui est des motivations, les diplômés, comme à l’accoutumée, recherchent des structures qui proposent de bons salaires (71%), et des postes de responsabilité (35%).

    En matière d’environnement du travail, plus de la moitié souhaite avoir un job stable, avec des horaires fixes et une quantité de travail limitée. 47% recherchent un poste où ils pourraient avoir une évolution de carrière à long terme. «Seulement 18% privilégient un environnement de travail avec un fort engagement personnel, ce qui est révélateur d’une certaine méfiance envers l'avenir», indique l’étude. De leur côté, pour attirer des candidats, les entreprises proposent des conditions de travail favorables (42%), une progression de carrière (36%). La rémunération (23%), elle, est en 4e position.

    Entrepreneuriat: Les jeunes pleins d’ambition

    La fibre entrepreneuriale semble être de plus en plus présente chez les jeunes diplômés. En effet, 9 sur 10 souhaitent lancer leur propre projet, dont près de la moitié veulent s’y mettre de façon très certaine. Toutefois, la réalité est plus amère, puisque seulement 1% réussissent à créer leur entreprise. «Ce contraste appelle à s’interroger sur l’efficacité et la cohérence, d’une part, des dispositifs de formation et, d’autre part, de l’accompagnement à la création d’entreprise au Maroc», souligne l’enquête.

     

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