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    PUMA, la première cité intelligente se dessine

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
    Résidentiel, pôles académiques et équipements socio-économiques
    1.300 ha pour abriter 134.000 habitants à l’horizon 2030
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    S’agissant du  pôle résidentiel de PUMA, les premières livraisons devraient avoir lieu en 2020. La notion de mixité sociale est un pilier de cette composante qui sera axée sur la construction de logements sociaux, l’habitat  intermédiaire  et haut de gamme. La majorité des bâtiments ne dépasseront pas les 5 étages. Plusieurs axes routiers mènent à PUMA, appuyés par le lancement à terme d’une ligne ferroviaire rapide Casablanca-PUMA, qui fera le trajet en 40 minutes (Source: Agence urbaine)

    La commune de Haouzia occupe une place stratégique dans le pôle urbain d’El Jadida. A 45 minutes de l’aéroport Mohammed V (90 km  au sud de Casablanca), elle s’étend sur 17 km de la côte atlantique  depuis  l’embouchure du fleuve Oum Errabiî. 
    La diversité et la qualité de ses plages, surplombées par un couvert forestier séculaire, font  de cette commune une destination touristique par excellence.  C’est cette seconde commune urbaine de la province d’El Jadida où sera implanté le Pôle urbain de Mazagan (PUMA), pièce maîtresse des 4 plans d’aménagement de la province. Ils totalisent une superficie de 2.630 ha. Et à lui seul, «le projet PUMA représente la moitié de la superficie globale constituée pour l’essentiel des  domaines maritime et forestier», révèle El Mostafa Essafi, président de la commune de Haouzia. Ce qui renseigne déjà sur la compétitivité du foncier. 
    PUMA est conçu comme cité  moderne résolument tournée vers le futur qui émerge entre El Jadida et Azemmour. Orienté vers la connaissance et les métiers de l’innovation et du savoir, le chantier a été lancé fin 2017. Les premiers travaux d’aménagement de la première  phase portent  sur  200 ha.

    En amont, une longue phase de préparation a précédé les premiers coups de pioche. «Il était nécessaire de finaliser l’ensemble des études, des plans d’aménagement, avant de démarrer les travaux», explique le président de la commune. 
    Le chantier ayant été confié à la Société d’aménagement et de développement de Mazagan (SAEDM), créée en 2013 et fruit d’une joint-venture entre le Groupe OCP (51%) et la Direction des Domaines de l’Etat (relevant du ministère des Finances).
    Un benchmark international (France, Australie) a permis d’identifier les meilleures pratiques en matière de développement de villes nouvelles, mais aussi les écueils à éviter. Il n’est pas question de faire de la future ville une cité-dortoir. C’est pourquoi l’accent a été mis sur la disponibilité des équipements dès le premier jour: écoles, hôpitaux, centres de loisirs, quartier administratif… Et la zone est pourvue d’un terrain de golf et d’un parc de foires et expositions qui participent déjà à la promotion économique et touristique de la capitale des Doukkala. 

    Doté d’un budget d’aménagement de 5 milliards de DH, PUMA s’étale sur 1.300 ha qui se décomposent principalement en 200 ha de voiries principales, 300  d’espaces verts et  600 ha devant  abriter  les différentes composantes du projet. 
    Il s’agit de la zone résidentielle, du pôle académique, de  l’espace de recherche et d’innovation, des équipements touristiques, culturels et sportifs ainsi que des zones d’activités tertiaires. 
    A l’horizon 2034, PUMA devrait accueillir 134.000 habitants.
    Fait intéressant, les différentes composantes du projet ne sont pas financées par les fonds propres de l’OCP, mais font plutôt l’objet de montages financiers en fonction des partenariats et de la nature des projets. Ainsi, l’aménagement des 200 ha de la première tranche (608 millions de DH) a été essentiellement financé par la BMCE et la SGMB.

    Place à l’éco-urbanisme 

    LA future cité fait une large place à l’éco-urbanisme qui sera décliné en quatre quartiers entièrement connectés mais gardant chacun sa propre identité. Le premier sera principalement orienté  recherche, innovation et infrastructures académiques. Le pôle Chimie de l’Université polytechnique Mohammed VI compte s’y installer, de même que l’Université polytechnique d’El Jadida, l’ENCG, ainsi que plusieurs groupes publics et privés, notamment issus de l’international. Certaines écoles d’ingénieurs françaises ont déjà émis le souhait de s’y implanter pour disposer d’un relais destiné aux étudiants africains.
    Le 2e éco-quartier prendra place au cœur du pôle et assurera l’animation générale du site, autour d’un grand complexe commercial. Alors que le 3e éco-quartier sera dédié au bien-être et à la santé, avec l’implantation de cliniques spécialisées. La 4e composante comprendra un parc des expositions (déjà opérationnel), des commerces et hôtels, ainsi qu’un campus Mazagan qui abritera un incubateur d’entreprises et  les bureaux de l’OCP. 

     

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