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    ONCF: 5.000 km de voies ferrées pour connecter 43 villes

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5342 Le 03/09/2018 | Partager
    Dont 1.500 km de lignes TGV à développer à l’horizon 2040
    Dans l’Oriental, 2 liaisons Al Hoceïma-Nador et Jerada-Laâyoune en perspective
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    Pour Mohamed Rabie Khlie, DG de l’ONCF, le renforcement et la modernisation du réseau ferroviaire sont essentiels pour le développement régional. La ligne Oujda-Nador, par exemple, réduirait de 80 km le parcours actuel. Elle participera également au rayonnement du port Nador West Med et de l’arrière-pays (Ph. Bziouat)

    - L’Économiste: Oujda et Nador sont déjà bien servies par le réseau routier. Pourquoi une liaison ferroviaire?

    - Rabie Khlie: Assurer un recul stratégique au port de Nador West Med est primordial, pour qu’il joue pleinement son rôle d’interconnexion de l’Oriental avec le reste du monde. Et puisque ce port est appelé à jouer les premiers rôles dans le développement socioéconomique régional, il est indispensable qu’il soit relié à un réseau ferroviaire compétitif. De plus, le Maroc a besoin d’un second port performant, sur la Méditerranée, pour consolider son positionnement, et réaliser l’équilibre territorial convoité. Dans ce grand chantier, l’ONCF est un partenaire stratégique, en mesure d’accompagner l’ensemble des produits et marchandises qui transiteront par ce port. Tout le rayonnement de l’arrière-pays et du port est conditionné par l’existence d’une infra-structure ferroviaire performante. C’est ce à quoi nous nous attelons, afin de permettre à l’Oriental de bénéficier de tous ses atouts.

    - Quand comptez-vous lancer les travaux?
    - Nous venons de signer une convention pour activer l’étude préliminaire. Elle permettra de spécifier le trajet, boucler les budgets alloués, mesurer la rentabilité socioéconomique… Il est aussi question de finaliser les études topographiques, géotechniques, en mesurant l’impact sur l’environnement, spécifier le couloir qu’empruntera cette ligne ainsi que les besoins en infrastructure générale, anticiper les opérations d’acquisition du foncier, et enfin, trouver le bon montage financier pour concrétiser ce chantier. Le projet a été débattu au Conseil de gouvernement pour l’activer. Si cela est réalisé à temps, nous comptons débuter les travaux incessamment.

    - Qu’en est-il de la programmation des autres lignes dans l’Oriental et le Rif?
    - Ces lignes ne sont pas prévues dans l’immédiat. Toutefois, elles sont incluses dans notre schéma directeur. C’est à partir des critères de rentabilité que nous pourrons arrêter nos priorités. La ligne Al Hoceïma-Nador est prévue dans ce schéma directeur et sera réalisée en fonction de l’évolution future du port de Nador West Med. C’est le cas aussi pour la ligne Jerada-Laâyoune. Pour le moment, l’ONCF transporte 80% des besoins en charbon de la centrale thermique de Jerada. La réalisation de la ligne Oujda-Nador réduirait de 80 km le parcours actuel. Ce serait un grand gain pour tous les intervenants.
    Dans ce schéma directeur d’une enveloppe de 375 milliards de DH, nous prévoyons également la construction de 1.500 km de lignes TGV et 3.500 km, pour assurer le maillage de 43 villes d’ici à 2040. Plusieurs villes de l’Oriental et du Rif sont concernées par ce programme qui s’étale sur une trentaine d’années.

    Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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