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Crise migratoire: Le bras de fer se poursuit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5338 Le 28/08/2018 | Partager
Bruxelles hausse le ton face à Rome
Madrid critiquée pour le renvoi de migrants vers le Maroc
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Dimitris Avramopoulos, le Commissaire européen à la Migration est en colère. Il a estimé que les attaques de l’Italie contre l’Union européenne, accusée d’absence de solidarité dans la gestion des migrants, revenaient à «se tirer une balle dans le pied».

Les hommes forts du gouvernement italien, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite) et Luigi Di Maio, chef du Mouvement 5 Etoiles (antisystème), menacent depuis plusieurs jours l’UE de représailles. Ceci essentiellement sur le plan de la participation italienne au budget communautaire en raison de l’affaire des migrants sur le Diciotti.

Environ 150 migrants sont restés bloqués pendant des jours sur le navire des gardes-côtes italiens Diciotti dans le port sicilien de Catane. Aucun pays européen n’ayant accepté d’en accueillir une partie. Les migrants ont finalement débarqué le week-end dernier à la suite de l’accord de l’Eglise italienne, de l’Albanie et de l’Irlande de se répartir ces personnes.

A la veille de son déplacement en Italie et à Malte, le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, connu pour ses positions anti-migrants, s’est prononcé en faveur de la mise en place d’un plan d’action complet visant à arrêter les migrations illégales. Sa visite coïncide avec celle du Premier ministre hongrois Victor Orban qui défend, tout comme des membres du gouvernement italien, la même ligne dure envers les migrants.

De son côté, Angela Merkel a dénoncé des «chasses collectives» contre les immigrés menées par des sympathisants d’extrême droite en Allemagne. Et ce, en réaction à un meurtre pour lequel deux étrangers sont suspectés et qui a ravivé les tensions nationales autour des migrants.

Cette affaire survient dans un contexte politique tendu en Allemagne autour de la question des étrangers. La chancelière allemande est régulièrement accusée par ses détracteurs d’avoir contribué à la hausse de la criminalité dans le pays en ouvrant les portes en 2015 et 2016 à plus d’un million de demandeurs d’asile.

D’autre part, la décision du gouvernement espagnol de renvoyer vers le Maroc 116 migrants africains dès le lendemain de leur entrée en force dans l’enclave espagnole de Sebta a été durement critiquée par le parti de gauche radicale Podemos et les ONG de défense des droits des migrants. La situation «de violence et de risque pour nos corps de sécurité de l’Etat est inacceptable», a déclaré la vice-présidente du gouvernement, Carmen Calvo, pour justifier leur renvoi collectif ultrarapide.

L’opération se base, selon le gouvernement, sur la réactivation d’un accord bilatéral conclu en 1992 avec le Maroc. «Tous ont bénéficié d’un avocat, d’un interprète et d’une aide médicale et ont eu la possibilité de solliciter l’asile mais ne l’ont pas fait», a affirmé le ministère de l’Intérieur. Plus de 30.000 migrants sont arrivés en Espagne depuis janvier par mer et terre, selon l’Organisation internationale des migrations. Ce qui fait de ce pays la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe.

F. Z. T. avec agences

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