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    Analyse

    Fruits rouges dans le Nord: Un contrat-programme dans les starting-blocks

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5322 Le 25/07/2018 | Partager
    Objectif, doubler les superficies
    Chine et Japon, les prochaines étapes pour l’export de fruits frais
    3,4 milliards de DH de chiffre d'affaires et une production moyenne de 160.000 tonnes
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    Les fraises et même les myrtilles produites au Maroc connaissent un grand succès sur les marchés étrangers, surtout en Asie (Ph. WM)

    La filière des fruits rouges voit grand. Fraises, myrtilles, framboises et prochainement des mûres et des baies, la filière est vouée à un bel avenir, selon les professionnels. Le chiffres d’affaires global a atteint à la mi-juin les 3,4 milliards de DH, «supérieur à celui réalisé par les tomates et les agrumes»?, selon Mohamed Amouri, président de la Fédération des fruits rouges qui intervenait lors d’une journée d’études à Tanger, et les perspectives de développement sont prometteuses. Les fruits rouges sont actuellement en évolution rapide. L’Union européenne accapare 90% des exportations, mais ce monopole ne devrait pas perdurer, selon Amouri. «Le Maroc est à la recherche d’autres débouchés. C’est le cas avec la Corée, l’Inde, la Chine et le Japon», continue le président de la fédération. Ces pays sont déjà livrés en produits surgelés, mais le prochain défi est de se lancer dans l’export des produits frais, une tâche à laquelle les opérateurs locaux se préparent activement. 
    Pour accompagner ce développement, la fédération prépare le lancement cette année de la nouvelle déclinaison de son contrat-programme. Il prendra la relève de l’ancien lancé pour la période 2014-2020. «Les objectifs du contrat-programme qui sera lancé cette année, c’est d’arriver à doubler les superficies cultivées en atteignant les 5.000 hectares de fraisiers, 3.000 hectares de framboisiers et 4.000 hectares de myrtilliers, soit 12.000 hectares au total, pratiquement le double de la superficie actuelle», est-il indiqué, ce qui devrait permettre au secteur d’atteindre les 300.000 tonnes de production. Actuellement, elle plafonne autour des 160.000 tonnes ( 5 fois plus qu’en 1995) avec plus de 120.000 tonnes de fraises (dont 75% à l’export), 19.000 tonnes de myrtilles et autant de framboises dont moins de 10% commercialisé localement.
    Le rendement lui aussi pourrait connaître une nette augmentation et dépasser la barre actuelle des 40 tonnes par hectare pour la fraise avec la généralisation des techniques intensives de culture et d’irrigation. 
    Selon les opérateurs, la progression des exportations marocaines -surtout en fraises surgelées- est essentiellement due à l’implantation au Maroc (12e exportateur à l’international) de grandes firmes internationales qui ont massivement investi dans la production depuis les années 1980, dont le dernier en date est le géant californien Driscolls. La culture des fruits rouges est menée au Maroc par 629 exploitations agricoles dont 593 exploitations consacrées à la fraise, tandis que 32 exploitations sont dédiées à la framboise et la myrtille. 
    Le pays compte actuellement 23 unités industrielles de conditionnement et de surgélation dans les périmètres du Loukkos et du Gharb ainsi que dans les régions du Souss et de l’Oriental.
    Aujourd’hui, près de 20% des fraises marocaines sont exportées en frais de novembre à mars, tandis que 55% le sont surgelées d’avril à juillet et 25% sont réservées au marché national. 
    Toujours en termes d’export, les petits fruits rouges marocains sont expédiés à environ 41 pays. Néanmoins, la destination principale reste l’Union européenne, mais aussi le marché nord-américain, la Chine et les pays scandinaves. 

    Le Loukkos, une position stratégique 

    Selon la fédération, la position stratégique du Loukkos et de la région de Larache permet une exploitation intensive de ces cultures. Pour Larache, l’existence d’extension de terrains plats, les ressources hydriques avec le barrage oued Makhazine et celles futures du barrage Khroufa ainsi que la proximité du port TangerMed (qui assure un point d’export confortable des produits), sont autant d’atouts qui ont permis de développer la production des fruits rouges dans la région. 

     

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