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    Echecs à l’examen: Les tuyaux pour rebooster son moral

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5307 Le 04/07/2018 | Partager
    Transformer la déception en avantage, l’état d’esprit à adopter
    Stratégie d’ajustement Coping, méthode des 5 P… Les pistes à exploiter
    Fuite, irritabilité, isolement, dépression… Gare aux retombées sur le mental

    Echouer à un examen important ou rater un concours peut générer son lot de doutes et de déceptions. Des émotions négatives pouvant influer grandement sur le moral mais aussi sur la carrière de l’étudiant. Pour éviter de tomber dans ces écueils, parents, école et psychologues doivent coordonner leurs efforts pour permettre au jeune de rebondir et de transformer cette épreuve en tremplin. Ou comment se planter pour mieux trouver sa voie.

    Les déceptions post-exam peuvent ainsi avoir de sérieuses retombées chez l’étudiant. Au niveau affectif tout d’abord, ces échecs occasionnent le plus souvent des troubles de l’humeur, de la colère, de l’irritabilité, voire même de l’hostilité.

    «Ne pas réussir un concours peut générer chez le candidat un sentiment de culpabilité ou de honte, qui se traduit concrètement par une blessure d’amour propre et par une véritable perte de confiance en soi», confie dans ce sens le psychologue du travail Redouane Rizki.

    Le jeune peut également décider de tout laisser tomber du jour au lendemain. «Un comportement de fuite et d’évitement pouvant progressivement conduire à l’isolement», renchérit le spécialiste. Des symptômes physiologiques tels que des tensions musculaires, des troubles du sommeil, des problèmes gastro-intestinaux ou encore une augmentation de la transpiration peuvent même apparaître, explique l’expert. Des problèmes de santé  graves tels que le stress post-traumatique ou encore la dépression qui, s’ils ne sont pas anticipés, menacent directement la santé du postulant.

    Pour prévenir plutôt que guérir, il est tout d’abord conseillé de transformer l’échec en avantage et de porter son attention sur les perspectives à venir en exploitant de nouvelles pistes. L’étudiant peut ainsi recourir à des stratégies d’ajustement ou de «Coping», précise le psychologue du travail. Objectif : s’investir personnellement pour mettre la main sur de nouvelles attitudes et conduites de vie. Le tout articulé autour de nouveaux objectifs plus adaptés.

    Une démarche pouvant être bâtie sur un plan d’action détaillé étalé sur l’année à venir ou encore sur une logique de projet via la méthode des 5 P (Plus petit pas positif possible). Cette dernière consiste plus exactement à mettre en place un nouveau projet de carrière plus en phase avec sa personnalité et donc plus motivant en commençant par déterminer et réaliser les premières actions pour y parvenir.

    «La méthode a pour but de modifier positivement sa vie en réalisant des changements par paliers progressifs. Des résolutions et des actions simples mais décisives qui produiront des effets positifs au fil du temps», précise Rizki.

    Autre solution et non des moindres, se fixer de courts objectifs de réussite afin de libérer son esprit des idées négatives. Qu’il s’agisse de la reprise d’une activité sportive ou de l’organisation d’un voyage, l’essentiel est de se féliciter après chacune de ces «réussites». Un moyen de gonfler son moral et de récupérer un tant soit peu d’estime de soi.

    Le soutien parental… essentiel!

    Le rôle des parents est également essentiel pour fournir au jeune un soutien émotionnel et l’aider à surmonter une déception post-exam. «Des conseils et de l’empathie qui reposent avant tout sur leur disponibilité et leur implication», nous apprend dans ce sens le psychologue du travail Redouane Rizki. Les établissements scolaires peuvent également mettre en place des cellules d’écoute pour accompagner l’étudiant et le pousser à rebondir tout en retrouvant le plaisir des études. Enfin, il est aussi possible d’être suivi par un coach ou encore guidé par un conseiller d’orientation. Quoi qu’il en soit, le jeune ne doit jamais rester seul après un échec, un regard extérieur étant primordial pour percevoir le verre encore à moitié plein.

     

     

     

     

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