×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    International

    La crise du Golfe devant la justice internationale

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5303 Le 28/06/2018 | Partager
    A chacun ses arguments

    La crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe s'est invitée devant la Cour internationale de Justice (CIJ), saisie ou en passe de l'être par les deux parties. Lesquelles s'accusent de violations des droits de l'Homme pour les uns et de violations de l'espace aérien pour les autres.

    Doha demande à la CIJ d'ordonner aux Émirats «de suspendre et d'abroger immédiatement les mesures discriminatoires actuellement en vigueur, de condamner publiquement la discrimination raciale à l'égard des Qataris et de les rétablir dans leurs droits». Il exige aussi des compensations financières de la part d'Abou Dhabi pour le préjudice qu'il estime avoir subi. La CIJ juge les différends entre Etats mais ne dispose pas de moyens coercitifs pour faire appliquer ses décisions.

    Le 5 juin 2017, les Émirats, l'Arabie saoudite, Bahreïn et l'Egypte avaient coupé tous leurs liens avec le Qatar, en l'accusant de soutenir des mouvements «terroristes», de se rapprocher de l'Iran et de saper la stabilité de la région. Le Qatar, qui a rejeté les accusations, a dénoncé un «blocus» aérien, maritime et terrestre, ainsi que l'expulsion de ses citoyens par les autres pays.

    La seule frontière terrestre de la petite nation péninsulaire avait subitement été fermée, sa compagnie aérienne publique interdite d'emprunter l'espace aérien des pays voisins et ses citoyens expulsés de ces mêmes pays. En retour, les EAU, l'Arabie saoudite, Bahreïn et l'Egypte vont eux aussi déposer plainte devant la CIJ, selon des médias officiels. Ils reprochent au Qatar une violation de leur espace aérien, menaçant le trafic de l'aviation civile.

    Des responsables émiratis ont accusé le Qatar d'envoyer des avions de chasse pour intercepter des vols commerciaux et un hélicoptère civil émirati dans l'espace aérien bahreïni, ce que Doha a démenti. Si la date d'examen de cette nouvelle plainte n'est pas encore connue, 16 juges de la CIJ ont commencé à entendre les griefs du Qatar, mercredi 27 juin 2018, à l'intérieur du majestueux Palais de la Paix.

    Les efforts diplomatiques

    Tous les efforts diplomatiques ont échoué depuis le début de la crise du Golfe. Le Maroc s’est proposé en conciliateur et a offert «ses bons offices» en vue de favoriser le dialogue. Le Roi Mohammed VI qui avait effectué un déplacement dans le Golfe qui l’a conduit aux Emirats arabes unis avant un déplacement officiel au Qatar, a toujours maintenu un contact étroit et permanent avec les différentes parties (voir aussi «Crise du Golfe: Les enjeux sont stratégiques», dans notre édition N° 5148 du 15/11/2017.

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc