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    Autolib’: La faillite du modèle parisien

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5302 Le 27/06/2018 | Partager
    L’arrêt du service d’auto-partage est prévu dans les prochains jours
    Une baisse considérable de l’activité depuis l’exercice 2017
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    De 107.000 abonnés annuels il y a un an, le concept Autolib’ décélère et descend à 102.000 en mai dernier

    Game over pour le service public de voitures électriques Autolib’! Après la mise à la porte du groupe Bolloré par l’Etat français, la firme Autolib’ a annoncé récemment que son service s’arrêtera dans un mois. Suite à ce fiasco, qui vient après celui du Vélib’, la mairie de Paris tente de trouver des solutions en mettant en avant de nouveaux moyens de locomotion.

    Parmi ces derniers, figurent entre autres les trottinettes électriques fabriquées par la firme américaine Lime. Aussi, de nombreuses questions peuvent être soulevées, notamment les conséquences sur les habitudes des utilisateurs d’auto-partage. D’ailleurs, dès la fin de la mise en fonction du service, il ne sera plus possible de contracter un abonnement auprès de la société Autolib’.

    Consciente des retombées sur les pratiques de ses utilisateurs, l’entreprise tricolore entend rembourser à ses adhérents la durée restante de leur abonnement. Quant aux véhicules électriques Autolib’ déployés dans la capitale française, qui sont au nombre de 4.000 unités, ils redeviendront la propriété du groupe Bolloré. Ce dernier pourra les redéployer dans d’autres villes françaises à l’instar de Bordeaux ou Lyon, et dans des villes étrangères comme Indianapolis (aux Etats-Unis) et Singapour.

    Si les voitures Autolib’ ne circuleront plus dans les prochains jours dans la capitale des lumières, le destin de leurs bornes de recharge est tout autre. La mairie de Paris a décidé de réutiliser les bornes existantes pour les besoins des personnes utilisant des véhicules électriques.

    Avec cette stratégie, la maire de Paris, Anne Hidalgo, compte élargir le champ d’action des stations de recharge qui étaient destinées aux véhicules Autolib’. Les places de parking ne sont pas en reste. Selon la mairie de Paris, «Anne Hidalgo a décidé que les 3.244 places de stationnement qui sont actuellement dédiées aux véhicules Autolib’  pourront être utilisées par les Parisiens propriétaires d’une voiture électrique gratuitement dans la limite de 6 heures consécutives».

    Rappelons que la firme Autolib’ a enregistré une baisse de location de ses véhicules entre mai 2017 et mai 2018. A ce propos, le nombre d’adhérents annuels au service Autolib’ est passé de 107.000 membres en mai 2017 à 102.000 en mai 2018. Le nombre de locations quotidiennes aussi a baissé considérablement.

    Celles-ci sont passées de plus de 14.000 locations quotidiennes en mai 2017 à plus de 12.000 locations en mai dernier. En 2018, la société Autolib’ emploie 267 salariés dans l’Hexagone. Sous nos latitudes, seul le concept de Vélib’, baptisé Medina Bike, a été mis en place à Marrakech à l’occasion de la COP22, qui s’est tenue dans la ville ocre en 2016.

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