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    Economie

    Conseil BAM: L’inflation plus que jamais d’actualité

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5296 Le 19/06/2018 | Partager
    La réunion se tient dans un climat social tendu
    Accélération des prix à la consommation depuis mars

    La deuxième réunion du conseil de politique monétaire ce mardi 19 juin intervient dans un contexte social tendu avec le mouvement de boycott à l’encontre des produits de certaines entreprises.

    La banque centrale, gardienne de la stabilité des prix, est indirectement interpellée puisque derrière ce mouvement, se cachent des plaintes sur la cherté du coût de la vie. Malgré des périodes de surchauffe (2006-2008), l’inflation a été contenue en moyenne en dessous de 2% depuis 2000. Cependant, il existe un décalage entre ce que disent les chiffres et le ressenti des ménages.

    Le comportement des prix sera comme d’habitude un élément fondamental au menu des discussions des membres du conseil. En attendant les données du mois de mai, les prix à la consommation ont accéléré à 2,6% en moyenne en mars et avril en glissement annuel après 1,8% sur les deux premiers mois de l’année.

    L’évolution de l’inflation sur les deux derniers mois est de 1 point de pourcentage au-dessus des anticipations de la banque centrale. En revanche, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils, s’est établie en moyenne à 0,9% sur les quatre premiers mois de l’année, des niveaux pour l’instant inférieurs à la prévision annuelle (1,4% en 2018). L’évolution récente de l’inflation ne devrait pas trop peser dans les discussions du conseil à moins que sa perception du futur n’évolue.

    Le contexte a quelque peu changé depuis le dernier conseil. Le cours du pétrole retient l’attention. Le baril de Brent valait plus de 74 dollars lundi 18 juin. Son prix a augmenté de 12% depuis le début de l’année. Aux tensions au Moyen-Orient auxquelles il est sensible, pourrait s’ajouter la confrontation commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

    A la décision de l’administration américaine d’imposer des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, la Chine va répliquer en visant les produits agricoles, l’industrie automobile. Le géant asiatique pourrait aller plus loin en taxant le pétrole américain.

    La banque centrale a bâti ses prévisions sur l’hypothèse d’un baril de Brent à 63,7 dollars en moyenne. Au-delà du pétrole, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine mais aussi l’Europe pourraient fragiliser la croissance mondiale. L’activité se tasse en Europe depuis le début de l’année.

    La BCE a révisé à la baisse ses prévisions pour la zone euro. S’il se confirme, le ralentissement aura des effets sur l’économie marocaine dont les exportations sont dépendantes du dynamisme des marchés européens. Bank Al-Maghrib tablait en mars dernier sur une croissance de 3,3% du PIB en 2018. Les récentes évolutions pourraient influencer ce score, mais ne devraient pas nécessiter, pour l’instant, une nouvelle impulsion monétaire à travers une manipulation du taux directeur.

     

     

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