Economie

Opération Marhaba Un cahier des charges strict pour 2018

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5266 Le 07/05/2018 | Partager
Pour la première fois, une définition claire des consignes pour les navires
Caractéristiques, caution, pour sécuriser la campagne de transit
12 navires seront déployés pour une capacité maximale de 43.500 places
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La capacité de transport de la ligne TangerMed-Algésiras atteindra durant la prochaine campagne MRE les 43.500 places, de quoi satisfaire les volumes prévus sans nécessité de navire de sécurité (Ph. Adam)

L’opération Marhaba 2018 entend se démarquer des précédentes. Pour cette année, une nouveauté de taille a été mise en place avec un cahier des charges dédié, une première dans l’histoire de cette opération de transit.

«Nous avons mis pour la première fois un cahier des charges spécifique à l’opération Marhaba qui définit les caractéristiques des navires qui vont y participer et assorti d’une caution», annonce Amane Fethallah, directrice de la Marine Marchande qui était en visite au port de Tanger.

Ces dispositions permettront de sécuriser l’opération et permettre à la tutelle «d’avoir la main» sur son déroulement et les engagements des opérateurs. Des précautions qui permettent d’être confiant dans le déroulement et éviter les problèmes techniques des années précédentes.

Concernant le plan de flotte, la responsable annonce qu’il a été validé suite à plusieurs réunions avec la partie espagnole dans le cadre de la commission mixte dédiée. La ligne TangerMed-Algésiras (celle qui supporte la plus forte charge) sera composée de 12 ferrys, 5 côté marocain et autant du côté espagnol auxquels se joindront deux autres bateaux lors de la période de forte affluence. Soit au total une capacité de 43.500 places par jour lors des périodes de forte affluence.

C’est d’ailleurs les prévisions qui ont fait dimensionner cette flotte. En effet, la phase retour coïncidera cette année avec la période de l’Aid El Kébir lors des dernières semaines de l’opération. Il est probable que les MRE préfèrent retarder leur départ et n’entament leur voyage de retour qu’après l’Aid, ce qui risque d’engendrer plus de pression pendant ces jours critiques.

Malgré tout, la tutelle n’entend pas affréter de navire de sécurité, comme lors des dernières campagnes et ce à cause de la taille de la flotte, surtout côté marocain qui est jugée suffisante et à même de satisfaire la demande prévue.

Lors des campagnes précédentes, ce navire, immobilisé la plupart du temps, avait pour mission d’offrir une solution de secours en cas de défaillance d’un des bateaux. Avec l’élargissement de la flotte et la mise en place des cahiers des charges, son utilité devient moindre.

 

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