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    Zone euro: Le chômage recule, l’inflation accélère

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5249 Le 11/04/2018 | Partager
    Les données devraient conforter la BCE dans ses décisions
    Effet des variations des prix du pétrole sur l’inflation
    L’analyse de Natixis
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    Malgré une baisse constante du chômage, les disparités demeurent importantes parmi les pays de la zone euro

    Avec un taux de chômage au plus bas et une accélération de l’inflation, la reprise économique gagne du terrain en zone euro. D’après les derniers chiffres de l’Office européen des statistiques, Eurostat, le taux de chômage a reculé en février 2018 à 8,5% contre 8,6% en janvier.

    Ainsi, le chômage dans la zone euro n’a cessé de baisser depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10%. Il reste cependant toujours bien plus élevé que le taux moyen d’avant la crise financière de 2007-2008 (où il était de 7,5%). Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013 dans la zone euro.

    A noter toutefois que des disparités géographiques en matière de chômage se créent et persistent. Le taux de chômage le plus bas en février est une fois de plus enregistré en Allemagne et à Malte (3,5% chacun). Et les taux les plus élevés ont de nouveau été relevés en Grèce (20,8% en décembre 2017, dernier chiffre disponible) et en Espagne (16,1%).

    En France, le taux de chômage a reculé à 8,9% en février, contre 9% en janvier. Ce déclin du chômage survient après trois ans de soutien massif de la Banque centrale européenne (BCE) à l’économie de la zone euro, avec un maintien des taux directeurs au plus bas et un vaste programme de rachats de dette.

    Désormais plus confiant dans la santé de l’économie des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, l’institut basé à Francfort a amorcé début mars un prudent retrait de son vaste programme de soutien. Néanmoins, le chemin semble encore long pour que l’inflation se rapproche de l’horizon des 2%.

    Un taux considéré par la BCE comme un signe de bonne santé de l’économie car cela correspond, selon elle, à la définition de la stabilité des prix. Le taux d’inflation annuel de la zone euro a bondi en mars à 1,4%, contre 1,1% en février, selon Eurostat.

    Quand on prévoit l’inflation de la zone euro, «il ne faut pas oublier que l’inflation sous-jacente ne dépend pas seulement des coûts salariaux unitaires hors effets des prix de l’énergie mais aussi du prix de l’énergie (du pétrole) au travers des effets de second tour des prix du pétrole», indique Natixis dans une note économique(1). «Une hausse (par exemple) du prix du pétrole accroît l’inflation totale de la zone euro.

    Donc conduit à une hausse plus forte des salaires et aussi à des hausses plus fortes des prix de certains biens et services utilisant de l’énergie et qui sont inclus dans l’inflation sous-jacente de la zone euro», soulignent les experts. Pour eux: «Si le prix du pétrole reste à peu près stable en 2018, il en résultera alors une baisse, par rapport à la situation du début de 2018, de 0,2 point de l’inflation sous-jacente de la zone euro, qui reviendrait à 0,7% à la fin de 2018. C’est très loin de l’objectif de la BCE».

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    (1) Inflation de la zone euro: ne pas oublier les «effets de second tour» liés au prix du pétrole

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