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    Régions

    Apiculture: Un coup de pouce au Nord

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5239 Le 28/03/2018 | Partager
    Deux mielleries prévues et du matériel pour les apiculteurs
    L’activité est en deçà de son potentiel
    apiculture_039.jpg

    L’activité apicole au Nord est partagée entre la traditionnelle en milieu forestier et celle plus moderne du côté du Loukkous (Ph. AK)

    Beaucoup de potentiel mais des moyens modestes pour l’apiculture. Au Nord, une région réputée pour la culture du miel, l’activité n’est pas au niveau escompté avec quelques centaines de tonnes par an. Pour y remédier, le Département de l’Agriculture de la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a lancé avec le plan Maroc Vert plusieurs initiatives pour développer cette filière.

    Le Département vient de lancer un projet pour la construction de deux mielleries (locaux aménagés pour l’extraction et le conditionnement du miel) ainsi que l’achat d’équipement technique de valorisation pour les coopératives d’apiculteurs. Le projet dont l’investissement atteint les 10 millions de DH a pour objectif d’apporter une aide aux coopératives apicoles en leur offrant des espaces de travail adaptés pouvant les épauler dans l’augmentation et surtout la valorisation de leur production.

    Dans le nord, l’apiculture est une activité traditionnelle, très souvent de montagne. Elle est exercée par dépôt de ruches traditionnelles en écorce de liège en forêt. D’ou la prévalence de miel aux essences de fleurs d’arbres comme l’Eucalyptus par exemple.

    Du côté du Loukkous, la filière de l’apiculture moderne a trouvé un terrain fertile pour évoluer en contraste avec le reste de la région, ce qui promet une augmentation de la production. L’un des principaux handicaps reste la méconnaissance des agriculteurs des bienfaits des abeilles qui non seulement sont des producteurs du précieux liquide mais sont aussi des agents catalyseurs naturels de la production agricole en tant que pollinisateurs.

    D’autre part, les abeilles sont des insectes d’une grande fragilité, ils sont les premières victimes en cas d’augmentation de la pollution ou de l’utilisation incontrôlée des insecticides. En plus, les populations d’abeilles sont la cible depuis quelques années du Varroa, un acarien parasite venu d’Asie qui a à son actif des millions de victimes en Europe et en Afrique.

    A terme, le Plan Maroc vert entend dépasser ces obstacles et augmenter la production locale de miel. Actuellement, elle est d’environ 4.500 tonnes annuelles et l’objectif du Plan est d’atteindre les 16.000 tonnes à l’horizon 2020 dans le cadre du contrat-programme signé en 2011 entre la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’apiculture (FIMAP) et l’Etat.

    Un objectif qui n’est pas trop ambitieux si l’on considère que le Maroc dispose d’une grande diversité de flore, l’une des plus grandes de sa région ce qui lui confère un potentiel apicole important.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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