International

Première tournée de Rex Tillerson en Afrique

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5225 Le 08/03/2018 | Partager
Il veut rassurer les Africains et contrer la Chine
Lutte antiterroriste, bonne gouvernance, développement… les axes
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«L’Afrique est l’avenir», a lancé le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, rappelant sa bonne connaissance du continent de par son ancienne casquette de patron du géant pétrolier ExxonMobil  (Ph. AFP)

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson entame sa première tournée africaine à la tête de la diplomatie américaine. Objectif: Tenter de dissiper les craintes du continent suite aux récentes déclarations de Donald Trump. Il est attendu, du 7 au 13 mars, en Ethiopie, en pleine crise politique depuis la démission surprise du Premier ministre Hailemariam Desalegn.

Le diplomate américain rencontrera aussi les dirigeants de la Commission de l’Union africaine (UA) et devra se déplacer à Djibouti, où se trouve la seule base militaire américaine de la région. Son périple le conduira aussi au Kenya (qui sort d’une période électorale tourmentée), au Tchad et enfin au Nigeria. A noter que le Roi Mohammed VI a fait du continent africain une des priorités stratégiques, aussi d’importants projets ont été mis en place lors de ses visites dans plusieurs pays africains.

Jusqu’ici, l’administration du président républicain n’a pas manifesté un grand intérêt pour l’Afrique. Son prédécesseur démocrate Barack Obama, de père kenyan, s’était rendu au Ghana à peine six mois après sa prise de fonction avec un message fort «invitant les Africains à prendre leur destin en main». Mais le rapport qui semble s’instaurer avec Donald Trump est tout autre!

Dans son discours, mardi 6 mars, sur la stratégie des Etats-Unis pour l’Afrique, Rex Tillerson s’en est tenu à des objectifs très généraux: «lutte antiterroriste, bonne gouvernance, développement». Le secrétaire d’Etat américain a évoqué aussi la croissance démographique du continent, son potentiel économique, mais aussi la pauvreté et le chômage de masse.

Il a prévenu que «sans emploi et sans espoir dans l’avenir, cette jeunesse de plus en plus nombreuse représentera une nouvelle génération en proie aux terroristes, mettant à mal la stabilité et les gouvernements démocratiques». Il a donc dit vouloir «approfondir les partenariats avec l’Afrique, afin de rendre les pays africains plus résistants et plus autosuffisants».

Le chef de la diplomatie américaine a annoncé une aide humanitaire américaine supplémentaire de plus de 530 millions de dollars contre la famine et l’insécurité alimentaire dans la Corne de l’Afrique et dans le bassin du lac Tchad. Il a mis également en cause la concurrence de la Chine. «…L’approche chinoise encourage la dépendance via des contrats opaques, des prêts prédateurs qui engluent les pays dans la dette…», a-t-il dénoncé.

 

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