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    International

    Mahmoud Abbas à l’ONU

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5214 Le 21/02/2018 | Partager
    Il réclame un «mécanisme multilatéral»
    C’est pour la paix au Proche-Orient

    Le président palestinien Mahmoud Abbas a réclamé, mardi 20 février, au Conseil de sécurité de l’ONU la création d’un «mécanisme multilatéral» pour régler la question palestinienne via une conférence internationale à la mi-2018. Ce faisant, le dirigeant a rejeté une médiation unique des Etats-Unis dans le processus de paix au Proche-Orient, dans l’impasse depuis des années.

    «Aidez-nous!», a lancé le président palestinien, vivement applaudi à l’issue de son allocution. Mahmoud Abbas cité par l’agence AFP a ensuite quitté la salle, n’assistant pas à la réponse de l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU.

    Lors de son intervention, le président palestinien a également demandé aux pays n’ayant pas reconnu l’Etat de Palestine de le faire. Sur les 193 nations membres des Nations unies, 138 Etats ont reconnu l’Etat de Palestine, a-t-il rappelé. «Nous reviendrons au Conseil de sécurité et demanderons à avoir cette protection d’une reconnaissance pleine et entière d’un Etat», a-t-il dit. «Reconnaître l’Etat de Palestine ne va pas contre des négociations mais les favorise», a-t-il insisté.

    Le président palestinien a aussi dénoncé les décisions unilatérales comme la reconnaissance fin 2017 par les Etats-Unis de Jérusalem (Al Qods) comme capitale d’Israël, sous le regard fixe de l’ambassadrice américaine Nikki Haley, les bras croisés. «Nous voulons que Jérusalem soit ouverte aux trois religions monothéistes», a souligné Mahmoud Abbas, en réclamant qu’elle soit aussi la capitale du futur Etat palestinien.

    La Palestine est depuis 2012 «Etat observateur non membre» de l’ONU, ce qui lui a permis d’intégrer des agences onusiennes et de rejoindre la Cour pénale internationale (CPI). Mais elle n’est toujours pas un membre à part entière des Nations unies. Un statut de membre passe par une recommandation du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale de l’ONU, sans veto des Etats-Unis, premier soutien d’Israël. Emissaire de l’ONU, Nickolay Mladenov, a réclamé de son côté l’arrêt des colonisations israéliennes, en faisant aussi part de son inquiétude sur la crise à Gaza qui «s’aggrave».

    Il n’y a pas de plan B

    En préliminaire à la réunion, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a renouvelé ses mises en garde contre la création d’une «réalité irréversible à un Etat» au lieu de la solution préconisée jusqu’à présent de deux Etats vivant côte à côte. «Il n’y a pas de plan B et l’heure de la réconciliation et de la raison a sonné», a affirmé le patron des Nations unies.

     

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