Entreprises

Carrefour Sidi Maârouf: L’échangeur négocie la phase la plus technique

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5214 Le 21/02/2018 | Partager
Le pylône central, qui soutient le pont à haubans, arrive à mi-parcours
30 mètres sur 74 déjà réalisés
Etat d’avancement: 72%
carrefour-sidi-maarouf-014.jpg

L’espace dégagé sous la structure sera aménagé en giratoires et probablement une trémie afin de gérer le trafic très dense sur cet axe. Le pont est long de 224 m, soit le quart du pont de Bouregreg (800 m) (Ph. F. Al Nasser)

La cadence s’accélère sur le chantier du pont à haubans de Sidi Maârouf. Il ne reste plus que quelque mois avant la livraison de ce viaduc, le 2e en son genre après celui du Bouregreg. Les ouvriers s’y activent jour et nuit en alternant les équipes afin de livrer l’ouvrage d’art dans les délais impartis (fin août au plus tard). D’autant plus que la phase la plus technique a été entamée, à savoir le montage du pylône central.

«La partie la plus délicate est celle du montage du pylône central et des haubans», explique Younes Laraqui, DG de Seprob, filiale de la holding Maropar, adjudicataire du marché. A la différence du pont sur Bouregreg, qui compte deux pylônes droits, l’échangeur de Sidi Maârouf n’a qu’un seul pylône penché, mais qui doit supporter tout le poids du pont. L’objectif étant de réduire le nombre de poutres afin de dégager de l’espace pour la circulation en dessous.

carrefour-sidi-maarouf-2-014.jpg

La base du pylône, d’une hauteur de 80 m penché à 12 degrés, est bien ancrée au sous-sol. Ce poteau répartit le poids du pont grâce aux 27 câbles (ou haubans) qui le soutiennent (Ph. F. Al Nasser)

Le rôle du pylône dans cet ouvrage d’art est primordial. Il s’agit en effet d’une pièce maîtresse qui va soutenir la structure en répartissant son poids sur les 27 câbles (ou haubans) qui soutiennent le tablier. Aujourd’hui, ce poteau, qui doit culminer à 74 mètres, en est pratiquement à mi-parcours (30 mètres). Les haubans y seront attachés au fur et à mesure de l’avancement du chantier.

Après cette étape, ce sera au tour des remblais et du bétumage. Il s’agit là de la phase la plus aisée et la plus rapide à réaliser, compte tenu de la grande technicité de ce chantier  structurant de Casablanca. «Si l’état d’avancement sur le terrain en est aujourd’hui à plus de 72%, les 28% restants seront les plus faciles à finaliser», tient à préciser Laraqui.

younes_laraqui_014.jpg

Pour Younes Laraqui, DG de Seprob, les 28% des travaux qui restent sont les plus faciles à finaliser
(Ph. L’Economiste) 

Si tout avance comme prévu, cette porte d’entrée de Casablanca devra être livrée d’ici fin août prochain au plus tard. L’échangeur de Sidi Maârouf est censé résoudre les problèmes de congestion du trafic dans ce point noir de la circulation (plus de 14.000 véhicules en heure de pointe) et assurer une fluidité du trafic avec le passage du tramway.

Ce carrefour dessert en effet plusieurs destinations dont le quartier d’affaires de Sidi Maârouf, la Route nationale 11, l’aéroport Mohammed V, l’autoroute de Marrakech, California, Aïn Chock, Hay Ennassim… Et le passage du tramway à ce niveau complique davantage le trafic en générant des bouchons énormes. Une circulation plus fluide à cette intersection aura certainement un impact sur le trafic de manière globale.

Après le montage du pylône central, le pont sera couvert par des dalles en béton et du bitume. Une phase qui ne doit pas prendre beaucoup de temps. S’ensuit une période consacrée aux finitions (haubanage, pose des dalles, chaussée, bitumage…). D’autres travaux concerneront aussi l’aménagement de giratoires, trémie… sous le pont. C’est le ministère de l’Equipement, maître d’ouvrage de ce chantier, qui prendra en charge ces aménagements.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc