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    Politique

    Week-end décisif pour le PJD

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5164 Le 08/12/2017 | Partager
    Un congrès « à huis clos »
    Le nouveau secrétaire général sera connu dimanche
    El Othmani favori
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    «Contrairement aux autres formations politiques, au PJD, ce sont les membres du conseil national qui proposent les candidats au poste de secrétaire général. Les noms qui obtiennent 10 % du suffrage, sont soumis au congrès. Le prochain patron devra obtenir la majorité absolue, c’est-à-dire 50 %+1. Dans le cas contraire, un 2e tour tranchera entre les prétendants» (Ph. L'Economiste)

    Les yeux de la classe politique sont rivés sur le congrès du PJD prévu ce week-end. Le président du congrès Jamae Moatassime, maire de Salé et ancien chef de cabinet d’Abdelilah Benkirane, devra faire preuve de doigté pour gérer ce rendez-vous. Les partisans du secrétaire général sortant veulent remettre la question du troisième mandat malgré le verdict cinglant du Conseil national extraordinaire.

    Ils ont déplacé leur combat politique vers une «bataille juridique» comme ils le clament haut et fort. Ils cherchent, par tous les moyens, à inclure l’amendement de l’article 16 relatif au 3e mandat à l’ordre du jour du congrès. De sorte que le congrès puisse permettre à Benkirane de rempiler à la tête du PJD. Du grabuge n’est pas à exclure, en dépit d’une réputation de discipline qui colle à ce parti. Le congrès doit accueillir 2.500 congressistes qui vont élire 290 membres du Conseil national.

    Pour le poste de secrétaire général, des noms circulent avec insistance comme Saâdeddine El Othmani ou encore Mustapha Ramid. Certains vont jusqu’à évoquer Lahcen Daoudi ou encore Mohamed Yatim. Mais c’est le chef du gouvernement qui reste le favori. El Othmani l’avait déjà occupé de 2004 à 2008, avant que Benkirane ne prenne sa place. Les partisans d’El Othmani avancent leurs arguments.

    En tant que secrétaire général, il gagnerait en crédibilité dans les rangs de sa formation et pourrait mieux coordonner son action avec celle de son groupe parlementaire. Au niveau de la majorité, il sera plus audible aussi. L’ordre du jour diffère des précédentes éditions et des traditions d’organisation des congrès des partis.

    Le congrès de ce week-end sera marqué par l’absence des partis politiques marocains ou étrangers qui une fois n’est pas coutume n’ont pas été invités. C’est l’actuel secrétaire général qui l’avait décidé avant même la réunion du Conseil national extraordinaire. Benkirane broie visiblement du noir depuis sa mise à l’écart et refuse de revoir ses anciens collègues au gouvernement.

    Selon le programme du congrès, le secrétaire général sortant fera une présentation politique avant l’adoption du rapport financier du parti, des statuts et du document relatifs aux orientations générales et priorités des années à venir. Le menu prévoit ensuite la présentation des rapports des régions, l’élection du nouveau Conseil national et du secrétaire général.

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