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Economie

Congrès mondial des statistiques: La révolution des données en faveur des ODD

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5070 Le 21/07/2017 | Partager
Innovation technologique pour les méthodes de collecte
Et un partenariat avec le privé, les priorités
La messe des statisticiens s’achève aujourd’hui
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Selon le HCP, le taux de pauvreté absolue est aujourd’hui sans signification statistique au Maroc, négligeable en milieu urbain et fortement en baisse à 8,9% en milieu rural

La grand-messe des statisticiens qui rassemble plus de 1.200 experts pour leur 61e congrès s’achève aujourd’hui 21 juillet. 5 jours de travaux intensifs dont le plus gros était concentré sur les ateliers scientifiques (300 sessions) en plus de quelques workshops. Celui co-organisé par le HCP en collaboration avec le ministère de la planification du développement et de la statistique du Qatar s’est penché sur la révolution des données. Objectif: mesurer le suivi et l’évaluation des réalisations des objectifs du développement durable, bien que pour certains le bilan ne pourra être fait qu’en 2019. Il y a deux ans que la Commission statistique de l’ONU a adopte des indicateurs de mesure du développement durable. Le but est de rendre compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Ainsi, les Etats membres ont été appelés en effet d’ici 2030 à améliorer la création de capacités en faveur des pays en voie de développement, y compris les pays les moins développés et les petits États insulaires en développement, afin d’augmenter de manière significative la disponibilité de données de qualité, pertinentes et fiables, ventilées par revenus, genre, âge, race, ethnicités, statut migratoire, incapacités, localisation géographique, et autres caractéristiques pouvant être pertinentes dans le contexte national. Pour répondre à cet appel et définir de nouvelles méthodes d’acquisition et d’intégration des données, capables de mesurer fidèlement les progrès réalisés, il faut opérer une véritable mutation. Ces recommandations ont été réitérées récemment à Doha, lors du Forum arabe pour le renforcement des capacités statistiques et une révolution des données, rappelle le représentant du ministère qatari de la planification du développement et de la statistique, sultan Ali Al-Kuwari. Cette révolution implique un changement qui devra s’opérer au sein des organismes étatiques de données et surtout auprès des statisticiens. Or, force est de constater que les systèmes dans le monde statistique n’ont pas réellement bougé, déplorent les experts. Bien des pays disposent de systèmes traditionnels, se basant encore chez certains sur les enquêtes avec un coût important. A cela s’ajoutent des obstacles au sein des organismes du Mena notamment, indique Dr Ola Awad, présidente du bureau central des statistiques de Palestine. «Comment aller vers la révolution des données alors que les principes fondamentaux de base sont en conflit avec l’évolution?», s’interroge-t-elle. 

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En 2015, les pays ont adopté un ensemble d’objectifs de développement durable pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous. Chacun des 17 objectifs a des cibles spécifiques à atteindre d’ici 2030 

Pour la collecte des données encore traditionnelle, certains pays sont encore à la traîne pour l’interprétation et traitement des données pour une prise de décision. Pour Francesca Perucci, des Nations unies, les mots clés pour sortir des systèmes traditionnels sont technologie et interopérabilité. «C’est ce qui nous permettra de tirer tout le potentiel des données». Bien sûr, il faudra gérer les problèmes connus de tous comme la redéfinition du rôle des organismes de statistiques nationaux, le renforcement de leurs capacités, la normalisation des efforts de collecte des données, et aller avec des partenariats plus «intelligents» avec le secteur privé, recommandent les experts. Il faudra aussi créer un laboratoire de données mondiales pour le suivi et le contrôle de ces mutations.

L’enjeu!

Aujourd’hui, les données ne sont plus uniquement du ressort des organismes de statistiques. Il existe de nouvelles sources comme les médias sociaux. Plusieurs organismes officiels n’ont pas encore développé les compétences requises pour gérer cette révolution qui est d’autant plus nécessaire qu’elle permet une lecture plus globale, nécessaire pour évaluer les plans de développement et améliorer la mise en œuvre des objectifs de développement. Bien établies, ces données peuvent aider les agriculteurs à mieux anticiper les rendements agricoles, aider les entreprises à prendre de meilleures décisions d’investissement ou encore à prévoir les épidémies et les catastrophes. C’est pour cela que cette évolution est un enjeu pour les organismes et les bureaux de statistiques.

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