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    Economie

    La BEI prospecte de nouvelles pistes

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5059 Le 06/07/2017 | Partager
    Priorité aux projets à fort impact de croissance et d’emploi
    Roman Escolano rencontre notamment El Othmani, Boussaïd…
    Un encours de 3,4 milliards d’euros en juin 2017

    Le vice-président de la Banque européenne des investissements (BEI) Roman Escolano arrive aujourd’hui au Maroc pour une visite de deux jours. Son programme démarre par la signature d’une convention relative au projet Food & Drinks Business development Morocco au siège du groupe privé Diana holding. «C’est la première fois que la BEI finance le secteur agro-industriel au Maroc», souligne le vice-président de la Banque. Cet Espagnol, nommé en tant que vice-président et membre du comité directeur de la BEI en septembre 2014, devra enchaîner les rendez-vous avec le chef de gouvernement ainsi que d’autres ministres dont notamment Mohamed Boussaïd, Nasser Bourita, Mohamed Hassad et Abdelkader Amara. Dans son agenda également, une rencontre avec le nouveau patron du FEC, Samir Tazi, fraîchement nommé à la tête de la banque de développement des collectivités territoriales. 
    La dernière visite de Roman Escolano au Maroc remonte à quelques mois, à l’occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech. C’est une occasion de faire l’évaluation du partenariat qui lie la BEI à notre pays. Celle-ci fait ressortir un volume de financement de 3,8 milliards d’euros pour des projets signés entre 2007 et 2017, soit  plus de 40 milliards de DH. C’est l’un des principaux bailleurs de fonds de Rabat avec un encours de 3,4 milliards d’euros en juin 2017, soit près de 37 milliards de DH. «Je suis personnellement très attaché à la qualité et à la pérennité de notre partenariat avec le Maroc. Et avec la récente initiative de résilience économique, notre action va être renforcée au Maroc et dans un certain nombre de pays voisins du Sud et des Balkans occidentaux, avec à la clef des financements supplémentaires pour accompagner la croissance et la création d’emploi» soutient Roman Escolano qui met en perspective la possibilité de lever jusqu’à 15 milliards d’euros d’investissement supplémentaires. En tout cas, en matière d’énergies renouvelables, la BEI a été d’un soutien fort du plan solaire, particulièrement le projet Noor Ouarzazate, y compris pour accompagner Masen dans l’élaboration du complexe, en tant que chef de file des financiers européens pour les phases I et III. A l’échelle européenne, avec l’aide de l’UE via la Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV) et le concours de l’AFD et la KFW, ce sont ainsi 1,2 milliard d’euros, soit 13,2 milliards de DH qui ont été mobilisés pour soutenir la réalisation de ce complexe solaire. 

    Extension du tramway

    La BEI est également impliquée dans le transport de masse, particulièrement dans les projets d’extension des tramways de Rabat et de Casablanca. «Le financement de ces deux projets a été approuvé par notre conseil d’administration et il nous tient à cœur de les financer en raison de leur fort impact social, économique et environnemental», note Roman Escolano. Pour lui, l’extension du tramway de Rabat-Salé permettra ainsi à 50.000 voyageurs de plus de bénéficier d’un moyen de transport sûr et fiable tout en renforçant la cohésion entre les villes de Rabat et Salé. «Le soutien au transport en commun, notamment ferroviaire dans le cadre du plan rail 2040, demeure une de nos priorités d’action au Maroc», ajoute-t-il. 

     

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    Le soutien des PME

    La BEI est de plus en plus intéressée par les PME qui sont un vecteur de croissance et d’emploi. «L’essentiel de nos financements en 2016 a d’ailleurs été consacré au soutien des entreprises marocaines via des banques. Je citerai à titre d’exemple le financement de la ligne verte avec la BMCE d’un montant de 20 millions d’euros. Ce financement permet ainsi à des promoteurs privés d’investir dans l’élimination et le recyclage des déchets», indique Roman Escolano. Toujours avec la BMCE, la BEI a également signé en 2016 un financement de 150 millions d’euros, soit près de 1,6 milliard de DH, pour soutenir les PME, développant ainsi des projets dans le secteur de l’industrie et des services. Au niveau régional, avec le projet Femip Sustainable Energy, nous avons financé à hauteur de 30 millions d’euros, toujours via les banques marocaines, des projets de petite dimension dans le secteur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. 

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