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    International

    OCDE: L’embellie se confirme sur le marché de l’emploi

    Par Amine SAHRANE | Edition N°:5046 Le 15/06/2017 | Partager
    Le taux des 15-74 ans en activité augmentera de 61,5% d’ici 2018
    Près de 47 millions d’actifs occupés supplémentaires par rapport à 2007
    Mise en garde sur la polarisation du travail
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    Pour les experts de l’OCDE, le déficit d’emplois se résorbe mais la reprise demeure inégale. C’est au Japon et en Allemagne où l’amélioration est plus marquée

    Bonne nouvelle concernant les marchés du travail de la zone OCDE. Le taux d’emploi a enfin retrouvé son niveau d’avant la crise, selon les «perspectives de l’emploi pour 2017» publiées récemment par l’OCDE. D’ici 2018, le taux d’activité des 15-74 ans devrait être de 61,5%. Il connaît sa troisième année consécutive de hausse, dépassant les 60,9% atteints au quatrième trimestre de 2007.

    Près de 47 millions d’actifs occupés supplémentaires par rapport à la fin 2007 vont résulter de cette embellie. Le chômage est également en recul. Il touche aujourd’hui 12 millions de personnes de moins qu’en 2010, où il avait atteint un plus haut au premier trimestre. Les perspectives prévoient une régression de 6,1% (38 millions d’individus) à la fin du premier trimestre de 2017 et de 5,7% (36 millions), à la fin de l’année prochaine.

    Des disparités persistent entre régions. De graves déficits vont en effet persister dans certains pays, en particulier d’Europe du Sud. Même dans les pays où l’emploi est réparti, les salaires progressent à pas comptés. Il y a aussi la polarisation de l’emploi qui est de plus en plus marquée.

    Ce phénomène doit son origine «moins à l’intégration commerciale qu’aux changements technologiques à l’œuvre dans tous les domaines favorisant les individus qualifiés», indique l’OCDE. Entre 1995 et 2015, la part de l’emploi moyennement qualifié s’est contractée de 9,5 points de pourcentage dans la zone OCDE, quand l’emploi très qualifié et l’emploi peu qualifié ont respectivement gagné 7,6 et 1,9 point.

    Un autre constat, «environ un tiers de la polarisation du marché du travail de l’OCDE doit être attribué au glissement des emplois du secteur manufacturier vers celui des services». Pour les deux tiers restants, il serait question de l’évolution du phénomène dans les secteurs d’activité eux-mêmes.

    Ces changements s’expliquent en bonne partie par «une demande de travail qui se concentre sur les emplois hautement qualifiés, d’une part, et sur les emplois peu qualifiés, d’autre part, creusant une érosion au niveau des catégories intermédiaires».
    L’institution donne quelques recommandations pour contrer le phénomène de la polarisation notamment par la valorisation du capital humain.

    Les pouvoirs publics devront aider les travailleurs à acquérir des compétences appropriées et leur donner l’occasion de valoriser et mettre à jour ces compétences tout au long de leur vie active. Il est aussi question d’adapter la protection sociale et les politiques du marché du travail à l’évolution de l’emploi. Et pour cause, «plus de la moitié des travailleurs indépendant que compte l’Europe n’ont pas d’assurance-chômage».

     

     

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