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    International

    Crise du Golfe: L’isolement du Qatar est lourd de conséquences

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5046 Le 15/06/2017 | Partager
    Les prix des hydrocarbures pourraient être affectés
    Retrait d'une force d'observation entre l'Érythrée et Djibouti
    Les médiations continuent

    La Ligue arabe s’inquiète à son tour de la crise dans le Golfe. En effet, son secrétaire général, Ahmed Abou El-Gheit, a fait part de son soutien à la médiation menée par le Koweït pour le règlement de la crise entre le Qatar et certains pays arabes. De son côté, Riyad s'est défendue de toute volonté d'imposer un blocus au Qatar. Et ce, en réponse aux inquiétudes de nombreux pays dont les Etats-Unis et la Turquie.

    Hier, le Qatar a annoncé le retrait de sa force d'observation déployée en 2010 entre l'Érythrée et Djibouti dans le but d'empêcher qu'un conflit entre les deux pays africains ne dégénère. Le Qatar avait été un «médiateur neutre» dans cette région de l'Afrique. Le retrait fait suite à une prise de position de l'Érythrée, qui a soutenu l'Arabie saoudite et ses alliés dans le différend qui les oppose au Qatar.

    La crise du Golfe ne devrait pas avoir d'impact à court terme sur les prix des hydrocarbures. Mais les cours pourraient grimper si elle se prolonge et perturbe les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, estiment des analystes. Après avoir légèrement augmenté au début du conflit, les prix du pétrole ont reculé pour s'établir aux alentours de 48 dollars le baril. Le Qatar pompe 600.000 barils par jour et représente seulement entre 2 et 3% des fournitures mondiales.

    Son impact est marginal sur les cours du brut sur un marché saturé. Le petit émirat est cependant un acteur majeur dans les fournitures de GNL. Il en est le premier exportateur mondial, représentant un tiers des fournitures, principalement à l'Asie et à l'Europe.

    En début de semaine, le Qatar a dit qu'il se conformerait à un accord Opep/non-Opep pour réduire des quotas de production pendant encore neuf mois. Objectif: absorber d'importants stocks et rééquilibrer le marché pétrolier. La part du Qatar dans ces réductions est juste de 30.000 barils par jour. Oxford Economics estime que «les exportations de pétrole et de gaz du Qatar ne devraient pas être affectées de manière significative.

    L'émirat peut contourner les pays qui lui sont hostiles, notamment via les eaux omanaises et iraniennes». Toutefois, toute perturbation pourrait susciter la colère de l'Union européenne. Elle «pourrait se sentir menacée par la perspective de devoir dépendre d'importations de gaz russe», selon le Kuwait Financial Center.

    En attendant, les médiations se poursuivent. Ankara a annoncé que le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, devait se rendre mercredi au Qatar pour y rencontrer l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Aussi, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec le roi Salmane. L'Iran a proposé «d'établir un mécanisme permanent de consultation, de conversation et de résolution des conflits dans la région».

    Nasser Bourita, émissaire du Roi

    Porteur d’un message royal, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a entamé en début de semaine une tournée dans les pays du Golfe qui l’a conduite aux Emirats arabes unis, au Koweït et en Arabie saoudite. Le Maroc joint l'acte à la parole dans le cadre de sa médiation dans la crise du Golfe. Après qu’il ait proposé ses bons offices (cf. notre édition N°5044 du mardi 13 juin 2017), il a décidé aussitôt d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar. Une mesure justifiée par des raisons exclusivement humanitaires. Sachant que la position du Maroc à ce sujet a fait l’objet d’un communiqué rendu public dimanche 11 juin 2017.

     

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