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    International

    Crise du Golfe: Les médiations se poursuivent

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5045 Le 14/06/2017 | Partager
    La Russie, la Turquie… appellent au dialogue
    L’Union africaine entre en ligne
    Le Qatar a de nouveau rejeté en bloc toutes les accusations

    Les efforts diplomatiques s’intensifient pour contenir la crise dans le Golfe. En effet, le président russe Vladimir Poutine s’est inquiété auprès du Roi Salmane d’Arabie saoudite de la crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe, qui n’est «pas propice» au règlement de la crise en Syrie.

    La Russie a appelé au dialogue entre le Qatar et ses voisins, proposant son aide pour résoudre la crise alors que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov rencontrait à Moscou son homologue qatari, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani. De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié «d’inhumaines et de contraires à l’islam» les sanctions imposées à Doha par ses voisins du Golfe.

    Tout en ajoutant qu’il allait s’entretenir avec les dirigeants de la France et du Qatar. Peu avant, le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, avait déclaré qu’Erdogan allait s’entretenir du Qatar avec le président américain Donald Trump dans les prochains jours. Une semaine après le déclenchement de la crise, le Qatar a de nouveau rejeté en bloc toutes les accusations et affiché sa volonté de ne pas fléchir sous la pression.

    Le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammad ben Abdel Rahman Al Thani, a entamé une tournée européenne pour informer les pays alliés et amis de la crise. Il a dénoncé aussi les mesures jugées illégales imposées par des pays du Golfe et l’Egypte à son pays. Avant de prévenir que «personne ne pouvait dicter à Doha sa politique étrangère et de fustiger les attaques médiatiques contre le petit et richissime Etat gazier».

    «Nous n’avons aucune idée des raisons» qui ont conduit l’Arabie saoudite et ses alliés à imposer un blocus au Qatar, a assuré cheikh Mohammad ben Abdel Rahman Al Thani, au cours d’une conférence de presse à l’ambassade à Paris. Le ministre, qui s’est rendu ces derniers jours à Berlin, Moscou et Londres, a toutefois démenti toute médiation européenne dans la crise du Golfe.

    De son côté, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec l’émir du Koweït, cheikh Sabah al Ahmad Al Sabah, a fait savoir l’Elysée, rappelant qu’il avait parlé ces derniers jours à tous les chefs d’Etat de la région. Dans une lettre au Roi d’Arabie saoudite, le président guinéen Alpha Condé, qui exerce la présidence exécutive de l’Union africaine, a lui aussi fait part de son «entière disponibilité pour une médiation en vue d’une solution pacifique et rapide à cette crise inopportune».

    Face au blocus imposé au Qatar, l’Iran s’est empressé d’envoyer des tonnes de produits alimentaires. Le Qatar a annoncé également l’ouverture de deux lignes maritimes avec Oman pour contourner les Emirats arabes unis dont les ports sont fermés à tout trafic maritime avec Doha depuis le début de la crise.

    A noter que l’embargo aérien ne s’applique qu’aux compagnies aériennes et avions du Qatar ou enregistrés dans ce pays, a annoncé l’Autorité de l’aviation civile des Emirats arabes unis. L’Arabie saoudite et Bahreïn ont publié des communiqués identiques sur l’embargo aérien, entré en vigueur lorsque Ryad, Abou Dhabi et Manama ont rompu le 5 juin avec le Qatar.

    Le geste du Maroc

    Le Maroc joint l’acte à la parole dans le cadre de sa médiation dans la crise du Golfe.  Après qu’il ait proposé ses bons offices (cf. notre édition N°5044 du mardi 13 juin 2017), il a décidé aussitôt d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar. Une mesure justifiée par des raisons exclusivement humanitaires.  Sachant que la position du Maroc à ce sujet a fait l’objet d’un communiqué rendu public dimanche 11 juin 2017.

     

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